Un conseiller de Marine Le Pen veut arrêter de s’en prendre au "système", concept "trop vague" avec un "aspect conspirationniste"

Publié à 16h11, le 21 décembre 2017 , Modifié à 17h56, le 21 décembre 2017

Un conseiller de Marine Le Pen veut arrêter de s’en prendre au "système", concept "trop vague" avec un "aspect conspirationniste"
Marine Le Pen. © AFP

BREF - Système par-ci, système par-là, gnagnagnagnagna… Durant la campagne présidentielle, le grand méchant système était l’ennemi public numéro 1 de Marine Le Pen, François Fillon, Emmanuel Macron… Un concept fourre-tout utilisé depuis bien plus longtemps par le Front national. Mais ce temps est peut-être révolu.

Comme l’indique Le Point de ce 21 décembre, un conseiller de Marine Le Pen veut tourner la page de sa lutte farouche contre ce fameux "système" que tout le monde dénonce mais qualifie rarement. Porte-parole du parti frontiste pour la campagne des élections législatives, Jérôme Rivière justifie ce changement de cap stratégie :

C’est trop vague.

Voilà pour le premier argument. Et ce proche de Marine Le Pen d’ajouter que la dénonciation du système donne une tonalité trop conspirationniste au discours frontiste. "Et il y a un aspect conspirationniste", poursuit-il. Sous-entendu : le conspirationnisme ne paie pas en politique.

Des propos qui n'engagent que lui, a tenu à préciser Jérôme Rivière. "C'est à titre personnel que je défends cette idée", a-t-il précisé sur Twitter.

Désormais, Jérôme Rivière va s’attaquer à "l’Etat profond", selon Le Point. Une expression traduite de l’américain "deep state" qui désigne, explique l’hebdomadaire, "les différents secteurs (militaire, industriel, médiatique…) qui agiraient selon leurs intérêts cachés pour éviter que les choses changent".

Une position qui ne fait pas forcément l'unanimité au sein du FN. Suite à la parution de cet article, Louis Aliot a vivement réagi. "C'est bien contre ce système oligarchique, politico-médiatique et mondialiste que je m'oppose !" a tweeté le député des Pyrénées-Orientales, ajoutant qu'en "ce qui (le) concerne, ça ne changera pas". 

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