Le Foll ironise sur le déménagement du PS en proposant "d’aller dans la Creuse" pour se "rapprocher des couches rurales"

Publié à 08h52, le 20 septembre 2017 , Modifié à 10h42, le 20 septembre 2017

 Le Foll ironise sur le déménagement du PS en proposant "d’aller dans la Creuse" pour se "rapprocher des couches rurales"
© © STEPHANE DE SAKUTIN / AFP

La décision de vendre l’immeuble du siège du PS rue de Solférino dans le 7ème arrondissement parisien a été annoncée le 19 septembre à la suite d’une réunion du bureau national. Les problèmes financiers du parti sont à l’origine de cette décision qui, il faut le dire, déprime Stéphane Le Foll. Ce dernier a fréquenté de trèèèèès longues années ce bâtiment quand il travaillait avec François Hollande alors premier secrétaire. Ce qui le déprime encore plus,  c’est l’argument "sociologie électorale" : il faut déménager dans un quartier plus populaire pour se rapprocher des couches populaires. Il le critique sur RTL ce 20 septembre :

 

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Ça me rend très triste tout ça parce que c’est toute une histoire. J’entends certains qui s’expriment en disant "ah c’est génial, on va pouvoir changer de lieu. On va pouvoir se rapprocher des couches populaires comme ça les couches populaires vont voter pour nous". On va bientôt aller dans la Creuse d’ailleurs parce qu’il faudra se rapprocher des couches rurales aussi. Je trouve tout ça pas à la hauteur en fait.

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Il est résigné mais c’est dur. Il espère au passage que cette décision est vraiment justifiée estimant  que "jusqu’ici on a toujours pas eu de comptes de présentés".  Interrogé de nouveau sur cette idée de se rapprocher des couches populaires via ce déménagement, il persiste :

 

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Je redis : la Creuse ! (…) Ça n’a aucun sens de dire ça. Je n’ai jamais rencontré un électeur qui est venu me voir en me disant je vote pour vous si vous quittez Solférino. Franchement, celui qui pense ça, faut qu’il vienne me faire la démonstration. Il y en a d’ailleurs qui le pensent c’est ça qui m’étonne le plus et qui m’inquiète le plus.

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Et d’expliquer que si le PS s’est installé rue de Solférino, c’est parce qu’il avait vocation à gouverner et donc devait être près des lieux de pouvoir. 

Un peu plus tard sur Public Sénat, François Rebsamen, maire de Dijon et ancien ministre de François Hollande met en garde :   

 

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C'est une décision de principe qui a été prise hier et il n’est pas question, je le dis un peu durement je suis comme ça, pas question que ce soit le bureau national du PS qui arrête ma vente de Solférino. Ça non. Ça ne peut être qu'un conseil national voire un vote militant. 

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[Edit 10h] Ajout propos de François Rebsamen

 

 

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