Le fou rire de Manuel Valls à l'Assemblée après une question sur Emmanuel Macron

Publié à 17h21, le 13 juillet 2016 , Modifié à 09h28, le 14 juillet 2016

Le fou rire de Manuel Valls à l'Assemblée après une question sur Emmanuel Macron
Manuel Valls à l'Assemblée nationale, le 13 juillet. © Capute d'écran LCP
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Etienne Girard

INSTANT TÉLÉ - Même quand on est ministre, voire le premier d'entre eux, il peut arriver d'avoir un fou rire dans l'exercice de ses fonctions. Illustration cet après-midi avec cette grosse poilade du Premier ministre pendant la réponse à une question sur Emmanuel Macron.

Ce mercredi 13 juillet, le Premier ministre est solidement rivé sur son banc du premier rang de l'Assemblée nationale, à l'occasion des questions au gouvernement. Visage impassible, voire un peu crispé, comme souvent, il écoute les questions qui défilent sur la politique économique, sécuritaire, de santé... La routine.  

Il est bientôt 15h55 quand le député Les Républicains (LR) Arnaud Viala prend la parole. Il décide de poser une question sur... la cohésion de l'équipe gouvernementale. Rapport à Emmanuel Macron qui donne des meetings où il évoque une possible candidature présidentielle, tout ça. Le député cherche à pousser le chef du gouvernement dans ses retranchements :

 

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Face aux Français, un ministre en exercice de votre gouvernement fustige les mesures que vous leur imposez contre leur gré, et va jusqu'à qualifier le la loi Travail, encore chaude de son passage au 49.3, de texte du passé. Et, face aux Français, un ministre en exercice, en dénonçant un à un tous les choix auxquels il a pris part dans votre gouvernement, atteste ainsi de votre absence totale de cap pour le pays.

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De l'art de mettre le doigt là où ça fait mal. Manuel Valls fait d'ailleurs la moue à plusieurs reprises. Va-t-il lui répondre furibard, dans une sortie pleine de testostérone dont il a le secret ?Que nenni. Il laisse le soin au secrétaire d'État aux relations avec le Parlement de donner la réplique au député.

Et ce avant... d'exploser de rire après quelques secondes. Peut-être en raison d'un bon mot du trio Michel Sapin-Patrick Kanner-Jean-Vincent Placé, avec qui le Premier ministre a l'air de bien s'amuser. Ou peut-être tout simplement parce que Jean-Marie Le Guen refuse ostensiblement de répondre sur le fond de la question d'Arnaud Viala. De façon manifestement improvisée, le secrétaire d'État préfère broder sur le thème "on a tous besoin de vacances" :

 

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Monsieur le député, nous sommes dans une séance de questions d'actualité qui touche bientôt à la fin de cette session et, indiscutablement, un certain nombre d'entre nous ont besoin de vacances. J'espère que vous serez dans une situation où tout ce que vous aviez sur le cœur ne viendra pas à ce point troubler les propos qui sont les vôtres car je les ai trouvés légèrement décousus et j'ai quelques difficultés à essayer de centrer ma question.

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On n'a pas compris grand chose, à part le fait que le secrétaire d'État ne souhaite pas répondre sur Emmanuel Macron... Dans le même temps, le Premier ministre continue, lui, de se bidonner. Et si on avait fait erreur sur le destinataire de la réflexion "il est temps que tout cela s'arrête" prononcée par Manuel Valls avant le meeting du ministre de l'Économie, mardi 12 juillet ?

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