Le lapsus d'Alain Juppé à propos de son livre qui n'est pas sorti de son crâne "tout sale"

Publié à 21h00, le 04 janvier 2016 , Modifié à 15h08, le 05 janvier 2016

Le lapsus d'Alain Juppé à propos de son livre qui n'est pas sorti de son crâne "tout sale"
Alain Juppé © Capture d'écran France 2

ALERTE LAPSUS - N'allez pas dire à Alain Juppé qu'il s'est droitisé, ça a tendance à l'exaspérer. Peu importe ses mots forts, là dans le Journal du Dimanche, là dans son livre-programme sur le régalien Pour un Etat fort (éd. JC Lattès), l'ancien Premier ministre répète qu'il n'a pas changé. Invité du JT de France 2 ce lundi 4 janvier, le candidat à la primaire de la droite et du centre explique :

 

"

Je veux sortir de ce débat sans fin sur le positionnement politique. Est-ce qu'on est trop à droite ou pas assez ? Est-ce qu'on est trop au centre ou pas assez ? Je pense que ces clivages sont un peu dépassés. Moi je suis d’abord  gaulliste.

"

"Gaulliste". Voici donc un terme bien pratique pour expliquer que l'on n'est pas sectaire. L'important, d'après lui, c'est le fond. La meilleure preuve, c'est son livre. Alain Juppé en parle avec fierté. Quitte à butter un peu sur la langue française et à nous livrer un joli lapsus :

"

Moi ce qui m'intéresse c'est le fond. Quels sont les problèmes qui se posent aujourd'hui ? Quelles sont les attentes des Français et comment on essaye d'y répondre ? J'ai essayé de le faire dans ce livre qui n'est pas sorti de mon crâne tout sale, tout seul, puisque j'ai donné la parole à des policiers, à des gendarmes, à des magistrats, que des groupes de travail ont fonctionné…

 

"

Un instant découpé par le Lab et à voir ci-dessous :



Mais ce lapsus sur son crâne ne doit pas faire oublier le message principal de l'ancien Premier ministre : il n'a pas changé politiquement. "J'ai toujours été un homme de droite tout simplement parce que je crois dans la personne humaine, dans sa liberté et dans sa capacité créatrice plus que dans le collectif et l'appropriation collective des moyens de production, qui définit le socialisme", rappelle-t-il avant d'avouer tout de même :

"

Je n'ai pas changé de positionnement politique. Simplement, sur ces questions-là [régaliennes, ndlr] je dis ce que je pense après avoir écouté les Français et après avoir essayé d'analyser les réponses qu'ils attendent.

 

"

Il n'a donc pas changé. Mais il a évolué. 

Du rab sur le Lab

PlusPlus