Le lapsus de Nicolas Sarkozy qui évoque "les soldats de confusion musulmane"

Publié à 20h40, le 25 août 2016 , Modifié à 20h44, le 25 août 2016

Le lapsus de Nicolas Sarkozy qui évoque "les soldats de confusion musulmane"
© LIONEL BONAVENTURE / AFP

Nicolas Sarkozy tenait ce jeudi 25 août à Châteaurenard son premier meeting de candidat, trois jours après avoir annoncé qu’il concourrait à la primaire de la droite. Après s’être attaqué à l'exécutif en promettant d'être le Président qui "rétablira l'autorité de l'Etat", l’ancien Président a déroulé les thèmes de son livre Tout pour la France, et en particulier celui de l’"identité", dont il estime qu’elle est "menacée".

"Le peuple de France n'est pas xénophobe parce qu'il considère qu'il a un problème avec l'immigration", a-t-il par exemple lancé devant plus de 2.000 personnes dont ses soutiens François Baroin, Laurent Wauquiez, Eric Woerth, Luc Chatel, Brice Hortefeux ainsi que les régionaux de l'étape Christian Estrosi et Eric Ciotti.

Mais c’est juste après avoir assuré que "ce combat n’est pas un combat contre l’islam" et qu’il ne "confondr[ait] jamais islam et radicalisme", qu’un lapsus intervient. Nicolas Sarkozy veut montrer à travers l’exemple des harkis, ces supplétifs musulmans engagés par l'armée française pendant la guerre d'Algérie, qu’il n’a rien contre les personnes de confession musulmane. Sauf qu'il parle en fait de "confusion musulmane" :

 

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Je n’oublierai jamais le sacrifice admirable de ces harkis pour la France, et que la France a laissé tomber, car ils font partie de notre histoire ces soldats de confusion, de confession musulmane.

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À force de marteler les mêmes thèmes (son ami Brice Hortefeux a assuré lundi sur BFMTV que la campagne présidentielle allait se faire sur l’islam), Nicolas Sarkozy en devient *confus* (désolés).

Nicolas Sarkozy n’est pas novice en matière de lapsus. Alors président de LR, il voulait interdire les sites de "screaming". Mais la plus grosse bourde n’a pas été égalée : devant les membres du bureau politique de son parti, l’ex-Président avait parlé de "l'Hyper Kärcher" pour évoquer l'attentat contre l'Hyper cacher en janvier 2015.

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