Le léger appel du pied de François Fillon à François Bayrou pour "s'entendre" d'ici 2017

Publié à 20h49, le 28 novembre 2016 , Modifié à 20h55, le 28 novembre 2016

Le léger appel du pied de François Fillon à François Bayrou pour "s'entendre" d'ici 2017
François Fillon et François Bayrou © Montage via AFP

François "la menace" Bayrou aura été l'un des grands sujets de discussion de la primaire de la droite. À l'initiative des sarkozystes, de nombreuses attaques avaient été lancées contre celui qui avait décidé de soutenir Alain Juppé – et expliqué que si Nicolas Sarkozy l'emportait, il se présenterait à la présidentielle.

Ni Alain Juppé ni Nicolas Sarkozy n'ont gagné. Alors François Bayrou hésite. Le président du Modem laisse planer le doute sur son éventuelle candidature. "Le projet qui a été annoncé par François Fillon a été au point de rencontre de la droite. La question est de savoir s’il est au point d’équilibre qu’exige l’avenir de notre pays", a-t-il dit dimanche 27 novembre, au Monde, annonçant vouloir travailler "dans les semaines qui viennent" sur les questions de l'Europe, de l'environnement, des conditions de travail, etc.

François Fillon n'est pas contre un petit peu de travail, surtout si cela lui permet d'éviter une candidature de François Bayrou face à lui à la présidentielle.

Ce lundi, au JT de France 2, l'ancien Premier ministre de Nicolas Sarkozy commence par rappeler qu'il a de très bonnes relations avec François Bayrou "depuis très longtemps". Il ajoute surtout qu'une candidature du président du Modem risquerait de favoriser Marine Le Pen :

-          François Fillon : Je pense que François Bayrou sait très bien que la division pourrait conduire à une situation dramatique pour les idées qu'on représente.



-          David Pujadas : Donc vous lui lancez un appel ?



-          François Fillon : Donc je lui lance un appel… voilà... on n'a pas besoin, pardon, de l'intermédiaire de la télévision pour se lancer un appel. On va se parler.

Et François Fillon de répéter que, ce qui compte pour lui, comme pour François Bayrou, c'est de "redresser le pays, pas de laisser le Front national prendre le pouvoir ou rendre le pouvoir à une gauche qui est dans une situation d'échec". Il ajoute : 

Donc il faudra s'entendre.

 

L'ancien Premier ministre avertit néanmoins : "s'entendre" ne signifie pas "accords d'appareil". François Bayrou est prévenu. 

 

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