Le matraquage de l'UMP sur le nucléaire

Publié à 16h54, le 27 mars 2012 , Modifié à 18h54, le 27 mars 2012

Le matraquage de l'UMP sur le nucléaire
Nicolas Sarkozy le 26 mars 2012 à Saint-Laurent-des-Eaux (Reuters)

Comment et pourquoi le nucléaire est-il devenu l'un des arguments majeurs du président-candidat ? Décryptage en trois temps.

  1. Trois visites de centrales en cinq mois

    Sur liberation.fr

    Lundi, Nicolas Sarkozy a appelé les salariés d'EDF à le rejoindre pour sauver la filière et leur entreprise, menacées de "mort", selon lui, par l'accord signé par le PS avec les écologistes.

    A croire que le nucléaire devient son nouveau sujet préféré : deux discours en deux jours où la question est largement évoquée, essentiellement pour vilipender l'accord Verts-PS.

    • Samedi 24 mars, à Rueil-Malmaison.
    • Lundi 26 mars, à Ormes.

    Le tout bien relayé sur Twitter via divers comptes (@NicolasSarkozy, @lancarbenjamin,@SARKOZY_2012), et pas moins de cinq communiqués UMP lundi soir consacrés au nucléaire.

    Nicolas Sarkozy s'est par ailleurs rendu trois fois en cinq mois dans des centrales nucléaires.

    • 25 novembre 2011 au Tricastin (Drôme)
    • 9 février 2012 à Fessenheim (Haut-Rhin)
    • 26 mars 2012 à Saint-Laurent-des-Eaux (Loiret)
  2. Pourquoi maintenant ?

    Sur europe1.fr

    Lundi 19 mars, François Hollande est hué à la sortie de son QG de campagne par une quarantaine de salariés de la centrale nucléaire de Fessenheim, au motif que le candidat socialiste a inscrit la fermeture de la plus ancienne centrale nucléaire de France dans son programme.

    "Chez Sarkozy, on exulte", indique Thierry Guerrier mardi dans son Buzz politique, sur Europe 1. Mais la tuerie de Toulouse occulte l'incident.

    La visite de la centrale de Saint-Laurent-des-Eaux par le candidat UMP, prévue pour le mardi, est aussi déprogrammée.

    Thierry Guerrier poursuit :

    "Dès que la crise terroriste s'est éloignée, Nicolas Sarkozy a exigé de son équipe de campagne qu'elle reprogramme rapidement cette visite sur les bords de Loire."

    Car le président est persuadé que ce sujet "lui fait gagner des points" face à François Hollande.

    Le candidat de l'UMP se rendra encore à la Hague le 16 avril prochain.

  3. "Arrêter de dire n'importe quoi"

    Sur dna.fr

    Lundi soir, Cécile Duflot, secrétaire nationale d'Europe Ecologie-Les Verts, s'est demandé sur BFM TV quand Nicolas Sarkozy allait "arrêter de dire n'importe quoi" sur le nucléaire, et a, une nouvelle fois, défendu une sortie progressive du nucléaire, selon elle, créatrice d'emplois.

    François Brottes, chargé de l'Energie dans l'équipe Hollande, a vu lundi "une manipulation" dans les déclarations de Nicolas Sarkozy. "Le candidat sortant ment pour masquer son absence de projet", selon le député PS.

    François Hollande "n'a jamais parlé de sortie du nucléaire, mais simplement de réduction de la part du nucléaire dans le mix de production d'électricité à horizon 2025", selon ce spécialiste de la question des antennes-relais.

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