Le ministre britannique des Affaires étrangères Boris Johnson attaque François Hollande en faisant référence à l'Allemagne nazie

Publié à 13h16, le 18 janvier 2017 , Modifié à 13h16, le 18 janvier 2017

Le ministre britannique des Affaires étrangères Boris Johnson attaque François Hollande en faisant référence à l'Allemagne nazie
Boris Johnson © EMMANUEL DUNAND / AFP

POINTGODWIN – Boris Johnson, ex-maire un tantinet exubérant de Londres, est aujourd'hui ministre britannique des Affaires étrangères. Une jolie promotion pour l'un des chantres du Brexit mais qui peut donner lieu à certaines sorties de route, l'homme n'étant pas franchement réputé pour sa diplomatie.

Exemple ce mercredi 18 janvier. Depuis Delhi, en Inde, où il est en déplacement, Boris Johnson s'en est violemment pris à François Hollande, usant pour cela d'une bonne grosse référence à l'Allemagne nazie. Voici ce qu'il a déclaré, comme le rapportent plusieurs médias britanniques :

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Si monsieur Hollande veut sanctionner quiconque tente de s'échapper [de l'Union européenne], comme si on était dans un film sur la Seconde Guerre mondiale, je ne pense pas que ce soit la voie à suivre et ce n'est pas dans l'intérêt de nos amis et partenaires.



Il me paraît tout à fait incroyable qu'au XXIe siècle, les États membres de l'UE envisagent sérieusement de réintroduire les tarifs douaniers ou quoi que ce soit d'autres pour sanctionner le Royaume-Uni.

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Mardi, la Première ministre britannique Theresa May a indiqué que le  Royaume-Uni allait quitter l'UE mais également le marché intérieur et l'union douanière. François Hollande a seulement "pris acte" de cette "clarification", souhaitant que les négociations s'engagent au plus vite.

Il y a quelques mois, en revanche, le chef de l'État français avait été beaucoup plus virulent. "Je l'ai dit très fermement : Mme Theresa May veut un Brexit dur ? La négociation sera dure", avait-il indiqué en octobre dernier. Quelques jours plus tôt, le Président français avait expliqué que le Royaume-Uni devra payer le prix fort pour quitter l'Union européenne. "Il doit y avoir une menace, il doit y avoir un risque, il doit y avoir un prix, sinon il y aura des négociations qui ne se termineront pas bien et qui, inévitablement, auront des conséquences économiques et humaines", avait-il prévenu.

En juillet, François Hollande avait clairement indiqué que le Royaume-Uni ne pourra pas bénéficier d’un "accès au marché unique si les principes de libre circulation ne sont pas respectés"

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