Le ministre Mézard met en garde Macron sur les risques d’un référendum constitutionnel : "Demandez à Renzi ce qu’il en pense"

Publié à 07h33, le 26 septembre 2017 , Modifié à 13h54, le 26 septembre 2017

Le ministre Mézard met en garde Macron sur les risques d’un référendum constitutionnel : "Demandez à Renzi ce qu’il en pense"
Jacques Mézart. © AFP

JURISPRUDENCE RENZI - Les sénatoriales n’ont pas été, pour La République en marche et Emmanuel Macron, le succès escompté. La faute à des annonces gouvernementales qui ont froissé les élus locaux et à un corps électoral plus favorable à la droite. Conséquence : le chef de l’Etat n’aura pas les coudées franches pour obtenir les 3/5e du Parlement nécessaire pour sa réforme constitutionnelle qui prévoit une baisse du nombre de parlementaires ainsi qu’une limitation des mandats dans le temps, entre autre.

Alors, à l’Elysée comme dans l’entourage d’Emmanuel Macron, on évoque l’autre possibilité pour faire passer ces réformes : l’option du référendum. Mais, ce mardi 26 septembre, Jacques Mézard met en garde le Président contre les risques d’un tel processus. Dans les colonnes du Parisien, le ministre de la Cohésion des territoires rappelle la jurisprudence Matteo Renzi, l’ex-président du Conseil italien désavoué par un référendum constitutionnel en décembre 2016 :

"

Les référendums, c’est à manier avec beaucoup de prudence et de doigté. Cela devient souvent : pour ou contre le gouvernement ? Demandez à Matteo Renzi ce qu’il en pense…

"

Mais le référendum sera le dernier recours si une majorité d’idées des 3/5e sur la réforme n’est pas trouvée avec des alliés au Sénat comme à l’Assemblée. "Une majorité des 3/5e peut être trouvée, veut ainsi croire Jacques Mézard, bon connaisseur de la chambre haute après avoir été sénateur pendant 9 ans et président de groupe pendant 6 ans. Cela dépendra de ce que veut y mettre le président."

Lundi, Christophe Castaner, porte-parole du gouvernement et ministre chargé des relations avec le Parlement, a indiqué qu’Emmanuel Macron "assumait" la possibilité, évoquée en juillet à Versailles, de recourir au référendum pour réformer les institutions. "Le président l'assume, il a posé cela lors du Congrès de Versailles", a-t-il expliqué sur BFMTV. "Je ne sais pas si (Emmanuel Macron, ndlr) l'envisage aujourd'hui", a toutefois tempéré le secrétaire d'Etat Benjamin Griveaux sur RTL.

Du rab sur le Lab

PlusPlus