Le multiplex politique du 18 octobre avec Dupont-Aignan, Dray, Guirous, Woerth, Philippot et Cosse

Publié à 11h54, le 18 octobre 2015 , Modifié à 20h04, le 18 octobre 2015

Le multiplex politique du 18 octobre avec Dupont-Aignan, Dray, Guirous, Woerth, Philippot et Cosse
Montage Le Lab © AFP

#MULTIPLEXPOLITIQUE – C’est dimanche, et comme chaque dimanche, c’est multiplex politique. Tout au long de la journée et des interviews politiques dominicales, le Lab se plie en quatre, voire plus, pour vous proposer ses morceaux choisis de ces rendez-vous.

Au programme de ce 18 octobre octobre : Nicolas Dupont-Aignan, Julien Dray, Lydia Guirous, Florian Philippot et Emmanuelle Cosse.

 

  • Deuxième partie

>> Emmanuelle Cosse dans le 18h politique sur iTélé

#Référendum PS

La patronne d'EELV a eu la surprise samedi de recevoir un mail lui indiquant qu'elle avait bel et bien voté au référendum sur l'unité à gauche, organisé par le PS... alors qu'elle n'avait pas voté. De manière générale, Emmanuelle Cosse juge cette initiative de Jean-Christophe Cambadélis "assez terrible" :

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Dans mon parti, il nous est arrivé d’organiser des votes électroniques, ça se fait selon des règles précises, complexes, ça coûte de l’argent. Je ne suis pas très contente de ça car ça caricature quelque chose qui peut être intéressant à un moment.



Ce qui m’a dérangé c’est que la question posée est sérieuse. (...) J’ai trouvé ça assez terrible qu’une question sérieuse soit détournée pour un coup politique.

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>> Florian Philippot dans BFM Politique sur BFMTV

#Soutine

Preuve s'il en est que la nouvelle génération de militants du Front national est connectée et friande de réseaux sociaux, Florian Philippot est venu ce dimanche sur BFMTV accompagné de soutiens... qui ont immédiatement tweeté des photos de l'homme politique en plateau. Si la démarche n'est pas rare, elle est particulièrement marquée pour les supporters du candidat frontiste aux régionales. Ce dernier est ainsi venu avec plusieurs assistants parlementaires d'élus FN, parfois également élus locaux, ainsi qu'avec celui qui a introduit le FN à Sciences-Po, David Masson-Weyl. Voici un condensé de leurs superbes photos (de dos) de Florian Philippot :

 

#Réfendum PS

Sans surprise, l'initiative du Parti socialiste d'organiser un référendum interne sur l'unité de la gauche ne séduit pas Florian Philippot. Il se moque des suspicions de fraudes remontées tout le week-end :

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Je préfère les vrais référendums dans le pays. Le PS se regarde le nombril. (...) Sur ce référendum interne, cette consultation, ce machin, où on pouvait voter 15 fois, où Spiderman a voté, où Lady Gaga a voté, où les Pokémon ont voté…

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#Politique familiale

Si en 2012 il prenait ses distances avec l'engagement politique de son fils, Daniel Philippot, père de, a désormais rejoint les rangs du Rassemblement bleu marine en prenant la tête du collectif Racine dans le Nord, ce collectif d'enseignants affilié au RBM.

BFM fait visionner à Florian Philippot une interview de son père, dans laquelle il parle notamment de sa "fierté" pour son fils.

Pas question cependant pour l'eurodéputé de s'épancher sur son paternel. Florian Philippot rebondit sur le collectif Racine en général et l'état de l'enseignement en France :

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Je suis très heureux qu’il puisse mettre toute son expérience au service de cette cause. Moi j’ai vécu un peu dans l’ambiance hussards noirs de la République. Et je pense que c’est une école des méthodes classiques qu’il faut savoir restaurer. (...) Il a vu les drames de l’Éducation nationale, le niveau baisser, l’ascenseur social se transformer en descenseur social. Et moi je l’ai entendu parler depuis tout petit de ces débats là. (...) Le collectif Racine présidé par Alain Avello fait un travail remarquable.

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>> Eric Woerth dans C politique sur France 5

#Retournement de veste

"Décision plutôt courageuse". Si Eric Woerth salue l'accord de principe sur les retraites complémentaires trouvé entre patronat et trois syndicats, il moque au passage l'attitude de la CFDT. Il rappelle que ce syndicat signataire avait lutté contre le même type de décision en 2010, lorsque lui-même était ministre du Travail et voulait faire passer l'âge légal du départ en retraite à 62 ans. Il dit :

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Au fond cette décision des partenaires sociaux, notamment de la CFDT qui a signé, c’est un hommage formidable de la CFDT à ce que nous avons fait en 2010. Elle n’avait pas voulu, elle avait mis des gens dans la rue. La CGT au moins elle n’a pas signé (l'accord du 16 octobre, ndlr) mais la CFDT avait refusé l’augmentation de la retraite à 62 ans. Aujourd’hui elle vient d’accepter une augmentation pour les régimes complémentaires d’une retraite à 63 ans.

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Selon cet accord de principe, à partir de 2019, il faudra cotiser une année de plus pour toucher une retraite complémentaire à taux plein. Il sera toujours possible de partir à 62 ans mais en subissant une ponction de 10% de cette retraite complémentaire les trois premières années de retraite. A l'inverse, celui qui prolongera sa carrière d’une, deux ou trois années supplémentaires touchera un coup de pouce (de 10 % à 30 %).

La CFDT a justifié ce choix par la voix de Jean-Louis Malys, négociateur sur les questions de retraites, dans une tribune sur Marianne.net. Il y explique que l'accord n'est "certes pas facile mais il épargne les gens modestes". Il voit finalement un "accord équilibré".

 

#Roi de la précision

Sur quels critères Eric Woerth choisira-t-il son poulain en vue de 2017 ? A l'heure actuelle, celui qui est chargé de définir le projet de Les Républicains ne donne pas sa préférence. Sa réponse ce dimanche ne vous en dira pas plus :

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L’efficacité. Le candidat qui sera le mieux placé dans la France telle qu’elle sera en 2017. (...) L'efficacité, la capacité à développer un projet, l’énergie, la personnalité. (...) C’est ma réponse, voilà ! Elle est très convaincante, elle me convainc beaucoup !

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Une seule chose est sûre, lui n'a pas l'intention de candidater. Ce sera sa "singularité".

 

 

 

  • Première partie

>> Julien Dray dans Le Supplément sur Canal +

#Trop facile

Jean-Luc Mélenchon qui affirme qu'il veut bien "prendre la place" des cinq salariés d'Air France en prison ? Pas du tout la tasse de thé de Julien Dray. "Une posture trop facile", dénonce ce dimanche ce proche de François Hollande, surtout quand on sait qu'on ne le fera pas :

 

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C’est facile de dire sur un plateau de télévision qu’on va aller en prison à la place, d’autant qu’on sait qu’on n’ira pas. Ça c’est facile, c’est une posture qui fait que vous applaudissez tous. Mais le vrai courage c’est d’aller affronter la direction, de négocier pied à pied, de ne pas se laisser faire et de ne pas tomber dans la violence.

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Julien Dray estime par ailleurs que lorsqu'on commence à inciter les gens à arracher des chemises, il s'en suit une escalade de la violence, des deux côtés. Il prend pour exemple ce qu'il s'est passé dans l'Italie des années 70' :

 

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Quand on commence à arracher la chemise, après on va casser la gueule, et après avoir cassé la gueule, on enlève et on exécute. Ce qu’il raconte, ça s’est déjà passé dans l’Histoire pour toutes les générations qui sont là et qui ont applaudi [le public venait d'applaudir spontanément la vidéo de Jean-Luc Mélenchon incitant les ouvriers d'Air France à "continuer", ndlr].



C’est un débat que nous avons eu. En 1970, 1971, l’extrême gauche s’est posé la question de la violence. En Italie, elle a basculé dans la violence, le terrorisme.

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#Un militant CGT peut cacher un militant LO

Le conseiller régional PS revient de lui-même sur l'image d'un salarié de Saint-Nazaire refusant de serrer la main du président de la République lors d'une visite des chantiers navals le 13 octobre. Cette image illustre à ses yeux la tendance des médias à "réduire l'actualité". Il en veut pour preuve l'affiliation politique de cet ouvrier, certes syndicaliste à la CGT, mais surtout militant Lutte Ouvrière. Dès lors, argumente Julien Dray, il ne fallait pas s'étonner qu'il refuse de serrer la paluche du chef de l'Etat :

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Vous avez tous dit : "Il y a un salarié à Saint-Nazaire de la CGT qui a refusé de serrer la main du président". Qui est le salarié de la CGT ? Un militant de Lutte Ouvrière. C’est pas n’importe quel salarié.



J’ai du respect pour Lutte ouvrière, j’ai été moi-même trotskiste, mais je sais aussi c’est qu’est une organisation trotskiste. (...)  Moi je sais ce que c’est l’organisation Lutte Ouvrière et je sais que c’est normal qu’elle ne serre pas la main de François Hollande puisqu’elle considère que c’est un traître historique.



Donc vous, vous réduisez l’actualité à ça, c’est pas comme ça que ça se passe !

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>> Lydia Guirous dans Le Supplément de Canal +

La porte-parole de Les Républicains se plaint des interventions de Julien Dray dans sa propre interview. "Ce n'est pas ce qui avait été convenu", lance-t-elle.

[A VOIR ICI EN VIDEO]

 

 

>> Nicolas Dupont-Aignan dans 12/13 Dimanche sur France 3

 

#Choqué mais...

Le 13 octobre dernier, deux syndicalistes des chantiers navals de Saint-Nazaire refusent de serrer la main de François Hollande pour dénoncer le climat social en France et notamment à Air France. Cette attitude "choque" Nicolas Dupont-Aignan même s'il comprend l'attitude des deux hommes. Il dit :

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Moi, ça me choque parce que c'est le président de la République. Mais, en même temps, pour qu'un homme, face au président de la République, en arrive là, ça veut dire qu'il y a le sentiment d'une trahison. Cette image est forte car elle montre un président de la République qui a trahi les Français.

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#Obligé de faire le show

Nicolas Dupont-Aignan est un habitué des opérations médiatiques. Quitte à avoir de GROS moments de solitude face à la caméra. Mais si le président de Debout la France fait tout ça, c'est qu'il est forcé. C'est ce qu'il explique :

 

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On est dans une société du spectacle. Quand je fais une conférence sérieuse, vous ne venez pas. [...] Je travaille avec les instruments de mon époque, je n'y peux rien. En revanche, j'essaye ne tout cas d'être sincère parce que je n'en peux plus de cette vie politique. 

"

[Article édité au fur et à mesure des réactions politique]

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