"Le parti de l’étranger aujourd’hui, c’est le Front national" : Christophe Castaner (En Marche !) estime que le FN est soumis à Vladimir Poutine

Publié à 14h58, le 27 avril 2017 , Modifié à 14h58, le 27 avril 2017

"Le parti de l’étranger aujourd’hui, c’est le Front national" : Christophe Castaner (En Marche !) estime que le FN est soumis à Vladimir Poutine
© images @AFP

Jusqu'au dernier moment, être sur ses gardes. Un rapport de la société de sécurité informatique Trend Micro rendu public mard 25 avril confirme que la campagne du candidat d'En Marche ! est bien la cible de cyberattaques venues de Russie. Mi-février, l'équipe du candidat avait alerté sur ces manœuvres attribuées depuis par cette société spécialisée dans les antivirus à des hackers de Fancy Bears, un groupe souvent présenté comme lié au renseignement russe. Alors forcément, Christophe Castaner estime, à dix jours du second tour de la présidentielle qui opposera Marine Le Pen à Emmanuel Macron, qu'il y a toujours ce risque de tentatives d'intrusion de la Russie dans la campagne. Invité de .pol ce 27 avril, il dit :  

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Oui, c'est une crainte.(…) Aujourd’hui, il y a une attention toute particulière car le risque existe.

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Pour expliquer cette volonté russe de peser sur la campagne, le porte-parole d'Emmanuel Macron fait le lien avec Marine Le Pen. Le député attaque ses relations avec la Russie qui expliqueraient cette volonté d'interférer dans la présidentielle française. Il assène :  

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J’ai en souvenir l’ingérence de la Russie pour le financement du FN. Le parti de l’étranger aujourd’hui, et je le dis avec gravité, c’est le Front national qui va chercher son financement et on voit bien l’alignement à Poutine. La reconnaissance, par exemple, de l’annexion de la Crimée par le Front national – Marion Maréchal-Le Pen s’est exprimée sur ces sujets. On voit bien aujourd’hui qu'il y a une soumission à Vladimir Poutine et une dépendance financière.

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Le 24 mars dernier, en visite à Moscou, la candidate du Front national à la présidentielle, Marine Le Pen, favorable à un rapprochement avec la Russie, a été reçue par Vladimir Poutine au Kremlin. Si pendant cet échange, Vladimir Poutine a assuré ne pas chercher à avoir "de l'influence sur les événements à venir", en allusion à l'élection présidentielle en France, les craintes restent vives du côté du finaliste de l'élection présidentielle.

Sur les questions de financement, Marine Le Pen,assure depuis des semaines,qu'aucun financement de sa campagne ne viendra de la Russie ou d'une banque russe. Même si elle convient, faute, assure-t-elle, de prêt d'un établissement français, avoir sollicité des banques étrangères. En décembre dernier, le Canard enchaîné avançait que le parti frontiste avait sollicité une banque russe pour financer sa campagneUne information alors balayée par le secrétaire général du Front national, Nicolas Bay, dénonçant sur Europe 1 des "élucubrations".

Avant Christophe Castaner, cette qualification de "parti de l'étranger" pour le FN avait déjà été utilisée pendant cette campagne par Arnaud Montebourg et Yannick Jadot. 

L'émission en intégralité est à voir ici : 


.pol est une interview politique 100% web concoctée par Le Lab d'Europe 1 en partenariat avec Linternaute.com, Le Huffington Post et Le JDD à retrouver chaque jeudi à 14h.

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