Le petit satisfecit de Hollande à Nuit debout en forme d'attaque contre le vote FN

Publié à 20h34, le 14 avril 2016 , Modifié à 22h17, le 14 avril 2016

Le petit satisfecit de Hollande à Nuit debout en forme d'attaque contre le vote FN
Hollande sur France 2, jeudi 14 avril 2016 © Captures d'écran Le Lab

ALLEZ LES PETITS - Révélation de François Hollande à Léa Salamé, jeudi 14 avril au soir sur France 2, dans l'émission Dialogues Citoyens : "J'ai eu 20 ans et je me suis aussi, à un moment, mis dans le mouvement". Pour son offensive médiatique en guise de tentative de reconquête en vue de 2017, le chef de l'État est rapidement interrogé sur la situation de la jeunesse, dont il avait fait la priorité de son quinquennat. Jeunesse dont une partie manifeste tous les soirs, à Paris et dans toute la France, son mécontentement et son désir d'autre chose à travers le mouvement Nuit debout.

Un mouvement que François Hollande brosse dans le sens du poil :

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Je trouve légitime que la jeunesse, aujourd'hui par rapport au monde tel qu'il est, même par rapport à la politique telle qu'elle est, veuille s'exprimer, veuille dire son mot. Ça ne suffit pas de s'exprimer. Mais moi, je vais pas me plaindre qu'une partie de la jeunesse veuille inventer le monde de demain plutôt que de regarder avec nostalgie celui d'hier.

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Une forme de soutien qui est aussi une dénonciation du vote FN, à travers ce mot de "nostalgie" que le chef de l'État emploie systématiquement au sujet de l'attrait grandissant des Français pour le parti de Marine Le Pen. 

Juste avant, il avait expliqué pourquoi, à 20 ans donc, il s'était lui-même "mis dans le mouvement" : "Parce qu'il y avait des injustices, des inégalités, parce que je pensais que le monde n'allait pas comme il devait aller."

Plus tard dans l'émission, face à un électeur de gauche déçu et qu ivote aujourd'hui FN et qui juge la France "malade", il a mis en garde contre la tentation de faire appel à "un docteur" qui "serait pire que le mal". Questionné ensuite sur la montée du Front national durant son quinquennat, il a développé :

 

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Nous sommes, et je suis donc, responsables. La montée de l'extrémisme, c'est dans toute l'Europe. [...] Partout. Elle était déjà plus forte en France [avant 2012], mais elle l'est encore davantage. C'est pour ça qu'il est important d'avoir ce dialogue : quelle est la solution ? Est-ce que c'est le repli, [...] la sortie de l'Europe ? Il faut répondre, il ne faut pas diaboliser, mais pas banaliser non plus.

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