Le président LR du Sénat Gérard Larcher bienveillant avec les réformes constitutionnelles d'Emmanuel Macron

Publié à 13h03, le 04 juillet 2017 , Modifié à 14h25, le 26 décembre 2017

Le président LR du Sénat Gérard Larcher bienveillant avec les réformes constitutionnelles d'Emmanuel Macron
Gérard Larcher © AFP

Lors de son discours au Parlement réuni en Congrès, lundi 4 juillet, Emmanuel Macron a rappelé bon nombre de ses ambitions quinquennales. Parmi elles : l'instauration d'une dose de proportionnelle aux élections législatives, accompagnée d'une réduction d'un tiers du nombre de parlementaires. On passerait ainsi de 925 députés et sénateurs à plus ou moins 620.

Face à ces déclarations, il en est un qui approuve, c'est Gérard Larcher. Dans la soirée de lundi, le président LR du Sénat a tweeté sa pensée, commençant par assurer : "Je ne peux que partager cette volonté", celle de "renforcer nos institutions pour les rendre plus efficaces".

 

 

Mais si, pour Marine Le Pen, le centre du débat se porte sur la dose de proportionnelle, d'autres législateurs, comme Gérard Larcher, se méfient du redécoupage des circonscriptions qu'une telle réduction entraînerait. Ainsi, le président du Sénat se dit plutôt favorable à cette réforme, mais ne compte pas laisser se faire bazarder les circonscriptions sans rien dire :

 

Si le Sénat peut partager ces objectifs, il faudra compter sur sa vigilance, dans leur traduction au plan de la représentation des territoires. Notamment les territoires ruraux et ne pas asseoir ces évolutions sur l’antiparlementarisme si facile !

Cette inquiétude est partagée par les députés LR Daniel Fasquelle et Virginie Duby-Muller. Le premier appelle à se méfier des "fausses bonnes idées", quand la seconde met en garde, dans Le Figaro daté de ce mardi :

 

Supprimer des élus, cela veut dire augmenter les tailles des circonscriptions, la fin de cette relation de confiance et de proximité que les élus entretiennent avec les Français.

Cette réforme promet des débats houleux. Car il en est qui ne veulent aucunement voir le nombre de parlementaires réduit. C'est le cas du député communiste André Chassaigne, lequel a ainsi qualifié cette mesure de "démagogique et populiste". Une vision partagée par Jean-Luc Mélenchon. Quant à Bruno Retailleau, patron des sénateurs LR, il est "pour, à la condition que cela puisse donner un certain nombre de moyens aux parlementaires".

 

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