Le recadrage de Najat Vallaud-Belkacem par Manuel Valls après une réunion avec les présidents de région

Publié à 06h57, le 03 février 2016 , Modifié à 06h57, le 03 février 2016

Le recadrage de Najat Vallaud-Belkacem par Manuel Valls après une réunion avec les présidents de région
© AFP.

HOSPITALITÉ - Le recadrage est un sport qu’il est impérieux de maîtriser lorsqu’on est à Matignon et donc chef du gouvernement. Et Manuel Valls le manie plutôt bien (voir ici ou ) même s’ils ne sont pas toujours couronnés du succès espéré. Ce n’est pas Ségolène Royal qui dira le contraire, ni Emmanuel Macron.

Bonne élève du gouvernement que les rumeurs sur le remaniement annoncent encore plus haut dans la hiérarchie protocolaire gouvernementale, Najat Vallaud-Belkacem a découvert les foudres du Premier ministre pour ce qui semble être son premier recadrage en règle, rapporté par le Figaro ce mercredi 3 février.

La scène se déroule à Matignon, mardi, lorsque Manuel Valls reçoit les présidents de région pour les associer à un plan d’urgence pour l’emploi, "dernière cartouche du président dans sa lutte contre le chômage", écrit le quotidien. La réunion dure plus de deux heures, le climat semble des plus sereins et le débat ouvert et apaisé. Jusqu’à ce que Najat Vallaud-Belkacem, ministre de l’Education nationale, ne tique devant une proposition de Christian Estrosi, le nouveau patron LR de la région PACA. Son idée : abaisser à 14 ans l’âge de l’apprentissage.

Patatras. La mesure ne plaît pas à la ministre qui se serait, selon un participant qui rapporte la scène au Figaro, montrée "très fermée" sur ce sujet. Mais cette opposition affichée et affirmée de "NBV" n’a quant à elle pas plu à Manuel Valls qui a lancé, selon les infos du quotidien, visant particulièrement sa ministre :

"

Nous n'avons pas fait venir les présidents de région pour dire "non". Vous n'êtes pas là pour dire "non" à des personnes que j'ai invitées à Matignon pour faire des propositions.

"

On ne maltraite pas les hôtes de Manuel Valls comme ça. Qu’on se le dise, et jusqu’à preuve du contraire, c’est lui le patron du gouvernement. Donc le seul habilité à dire "oui" ou "non".

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