Le revirement éclair de Martine Aubry sur la primaire de la gauche pour la présidentielle 2017

Publié à 06h47, le 26 février 2016 , Modifié à 06h47, le 26 février 2016

Le revirement éclair de Martine Aubry sur la primaire de la gauche pour la présidentielle 2017
Martine Aubry © AFP

180° - Pendant longtemps, Martine Aubry expliquait à qui voulait l'entendre que la primaire était inutile et que le candidat naturel de la gauche pour 2017 était François Hollande, un point c'est tout. Et puis la maire de Lille a changé d'avis. Ce n'est pas très grave, cela arrive à beaucoup de monde. Ce qui est surprenant cette fois, c'est la rapidité avec laquelle l'ancienne première secrétaire du PS a effectué un virage à 180° sur la question.

Jeudi 25 février, depuis Lille, Martine Aubry a expliqué à quel point ce serait super que François Hollande participe à une primaire de la gauche en vue de la présidentielle. Lors d'un débat sur la primaire des gauches, elle a déclaré :

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C'est vrai que dans un premier temps […] je me suis demandée comment on peut demander à un président de la République -s'il est candidat- d'aller dans une primaire. J'ai eu une réaction un petit peu institutionnelle. Si maintenant ça a l'air d'être le chemin, que François Hollande est candidat et qu'il est prêt à venir dans cette primaire, bah c'est formidable.

 

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Oh oui, formidable. Ce qui n'était pas forcément le cas mercredi, soit 24 heures plus tôt. Mercredi, elle expliquait que le président de la République  n'avait "pas besoin d'aller dans une primaire" à gauche, s'il décidait de se présenter à la prochaine élection présidentielle.

Mais alors pourquoi ce revirement éclair ?

Jeudi, Martine Aubry a dit avoir évolué sur la question parce que "ça bouge". "J'ai vu que le premier secrétaire disait même la date à laquelle il pensait qu'on pourrait faire les primaires. Alors à ce moment-là je pense qu'il faut vraiment convaincre tous les camarades de gauche de venir à cette primaire", a-t-elle lancé, incluant donc François Hollande dans "les camarades de gauche". On n'est pas sûr, en revanche, que Manuel Valls, étrillé dans la tribune cosignée par Martine Aubry et publiée dans Le Monde mercredi, soit inclus dans ce groupe. 

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