Le sauve-qui-peut des conseillers ministériels ou élyséens avant la probable déroute de 2017

Publié à 10h28, le 19 septembre 2016 , Modifié à 10h34, le 19 septembre 2016

Le sauve-qui-peut des conseillers ministériels ou élyséens avant la probable déroute de 2017
Les conseillers ministériels prennent la fuite moins d'un an avant la présidentielle. © Giphy.com

Un véritable exode. Le nombre de conseillers ministériels ou de la présidence de la République ayant fêté leur départ cet été bat des records cette année, rapporte Le Monde ce lundi 19 septembre. Le quotidien a passé au crible l’ensemble des Journal officiel publiés entre le 1er juin et le 15 septembre, ainsi que sur la même période en 2011, 2006 et 2001, un an avant la présidentielle donc.

 Et "le résultat est saisissant" comme le souligne Le Monde :

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En l’espace de cent jours, pas moins de 57 membres de cabinets ministériels et à la présidence de la République ont cessé leurs fonctions, soit un peu plus de 10 % des effectifs. Par comparaison, ce nombre était de 28 en 2011 sur une période identique. Le nombre de départs a tout simplement doublé.

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Le Monde précise ne pas tenir compte de la démission de l’ex-ministre de l’Economie Emmanuel Macron, qui a entraîné dans son sillage la vingtaine de collaborateurs qui composaient son cabinet. Même si, à ce jour, six d’entre eux ont réintégré le cabinet du nouveau secrétaire d’Etat à l’industrie, Christophe Sirugue.

Une fonction a particulièrement été touchée par l’hémorragie estivale : la direction de cabinet. Depuis le 1er juin, pas moins de huit directeurs de cabinet ont ainsi mis fin à leurs attributions, bien plus que ces précédentes années, ainsi que deux directeurs adjoints, un chef de cabinet et trois chefs de cabinet adjoints. Là aussi, souligne Le Monde, c’est le double du nombre de départs de cette nature enregistrés cinq ans plus tôt.

Le Parisien avait déjà fait ses calculs, entre le 1er juin et le 27 août, notant 48 départs de membres de cabinet. Un peu plus qu’en 2015 (41), qu’en 2013 (37), et qu’en 2014 (30). Bien plus, surtout, qu’en 2011, un an avant la présidentielle : 14 membres de cabinets avaient alors quitté leur poste. Il est vrai que les chances de réélection de Nicolas Sarkozy étaient alors un peu plus élevées que celles de François Hollande en 2017.

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