Le terrible bilan du quinquennat Sarkozy par… Jean-François Copé

Publié à 11h17, le 21 août 2016 , Modifié à 12h07, le 21 août 2016

Le terrible bilan du quinquennat Sarkozy par… Jean-François Copé
Jean-François Copé et Nicolas Sarkozy. © THOMAS SAMSON / AFP

Nicolas Sarkozy va faire son premier meeting de candidat à Châteaurenard, là où Jean-François Copé faisait sa rentrée politique depuis 10 ans. Un coup de Trafalgar qui "amuse" le député-maire de Meaux autant que cela l’exaspère.

S’il est loin d’être un favori des sondages pour la primaire de la droite, l’ex-patron de l’UMP ne se voit qu’un seul rival, qu’un seul adversaire sur lequel taper aussi fort qu’un boxeur français aux JO de Rio : Nicolas Sarkozy.

Dans les Vosges, pour une réunion de campagne à la recherche des parrainages manquants de militants, Jean-François Copé se livre à un rude et terrible réquisitoire contre le quinquennat Sarkozy, comme le rapporte ce dimanche 21 août Le JDD. "Il avait tous les pouvoirs pour faire et il n’a pas fait", tance-t-il, avant de décliner l’ensemble des erreurs commises par l’ancien président. Sans filtre.

Attention, ça pique. Jugez plutôt :

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À la fin du dernier quinquennat, le chômage avait augmenté, les impôts avaient augmenté et la délinquance avait augmenté. La gauche a été lamentable, mais la droite n'a pas fait son devoir non plus.

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Et d’enchaîner. L’intervention critiquée en Libye ? "Une erreur historique", assène-t-il. Calais ? "C’est encore la faute de la droite !" La montée du terrorisme ? "Il aurait mieux valu qu’on ne démantèle pas nos services de renseignements, qu’on ne supprime pas la police de proximité", balance Jean-François Copé, qui ajoute :

"

Ça, c'est pas la gauche, hein. C'est la droite.

"

Le PS likes this et n'aurait pas dit mieux. Pour un peu, en fermant les yeux, on croirait entendre François Hollande ou Jean-Christophe Cambadélis. Mais il s’agit bien de Jean-François Copé. Et lui veut en fait faire en 2017 "la rupture que Nicolas Sarkozy n’a pas faite en 2007".

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