Le vice-président du FN Florian Philippot assimile l’AFP aux "fake news"

Publié à 09h09, le 20 février 2017 , Modifié à 09h09, le 20 février 2017

Le vice-président du FN Florian Philippot assimile l’AFP aux "fake news"
Florian Philippot. © AFP PHOTO / JEAN-CHRISTOPHE VERHAEGEN

ALTERNATIVE FACTS - La victoire présidentielle de Donald Trump aux Etats-Unis a consacré un nouveau débat sur les médias avec l’irruption de deux nouveaux concepts popularisés par le résident de la Maison Blanche : les fake news et les alternatives facts. Bienveillant envers le président américain, le FN a adopté ces éléments de langage. Et ce lundi 20 février, c’est Florian Philippot qui s’en est emparé pour assimiler la célèbre Agence France Presse aux "fake news", soit aux "fausses informations". 

La cause du courroux du vice-président de FN : une infographie de l’AFP récapitulant "l’essentiel des programmes des principaux candidats" à l’élection présidentielle. Une synthèse qui n’a visiblement pas beaucoup plu à Florian Philippot :

Sinon, pour savoir vraiment ce que nous proposons, marine2017.fr rubrique "projet". Directement à la source. Plus fiable que les fake news.

Il semble pourtant que les points avancés par l’AFP pour illustrer les principales mesures de Marine Le Pen soient bien présents dans le programme présidentiel frontiste. Certes, il s’agit là d’une synthèse. Mais de là à parler de fake news…

Ce n’est pas la première que le numéro 2 du FN qualifie ainsi l’AFP, agence pourtant réputée pour sa très grande rigueur et sa fiabilité. Le 17 février, sur RTL, il avait attaqué l’agence de presse sur son traitement de l’affaire des emplois fictifs supposés d'assistants parlementaires FN. "Marine Le Pen n’a jamais rencontré le moindre enquêteur de l’OLAF, c’est une fake news de l’AFP", avait-il déjà scandé.

Auparavant, c’est en visant l’émission de TMC Quotidien, dont des journalistes avaient été violemment pris à partie puis expulsés d’une visite de Marine Le Pen, que Florian Philippot avait utilisé le concept de "fake news".

Généralisés dans le monde par Donald Trump, ces "fake news" inquiètent tant les grands réseaux sociaux, comme Facebook – qui s’est allié à des médias pour lutter contre ces fausses informations, que les leaders internationaux.

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