Législatives : les résultats du premier tour des ministres-candidats qui jouent leur maroquin

Publié à 20h26, le 11 juin 2017 , Modifié à 02h25, le 12 juin 2017

Législatives : les résultats du premier tour des ministres-candidats qui jouent leur maroquin

C’est une règle non-écrite qui est devenue l’usage et se perpétue. Un ministre, nommé dans la foulée de l’élection présidentielle, ne peut rester au gouvernement s’il échoue aux élections législatives. Alain Juppé en avait fait cruellement les frais en 2007 et François Hollande avait reconduit cette pratique en 2012. Dix ans plus tard, dans le premier gouvernement d’Edouard Philippe, ils sont six ministres à jouer gros et mettre en jeu leur maroquin lors de ce scrutin : Mounir Mahjoubi, Marielle de Sarnez, Bruno Le Maire, Annick Girardin, Richard Ferrand et Christophe Castaner.

  • Sur la sellette

#Annick Girardin, Saint-Pierre-et-Miquelon

Avec Jean-Yves Le Drian, Annick Girardin est l’autre ministre survivante du dernier gouvernement du quinquennat Hollande. Mais, après avoir été élue les deux dernières fois dès le premier tour en 2012 (61,53% des voix) puis en 2014 (59,91%), la ministre PRG des Outre-mer est en ballottage inconfortable. Arrivée à égalité avec Stéphane Lenormand (Archipel Demain) avec 41,59% des voix chacun, Annick Girardin disputera un second tour périlleux alors que le troisième homme, sans étiquette, Denis Vigneau-Dugué (10,80% des suffrages) fera connaître lundi sa consigne de vote.

  • En ballottage favorable

#Christophe Castaner, 2e circonscription des Alpes-de-Haute-Provence

Elu député PS en 2012 avec 54,04% des voix, Christophe Castaner joue aussi gros. Porte-parole du gouvernement et ministre des Relations avec le Parlement, il est un rouage essentiel du dispositif ministériel d’Emmanuel Macron après avoir été un artisan de sa campagne présidentielle. Mais dans une circo où le chef de l’Etat n’est arrivé qu’en troisième position au premier tour de la présidentielle derrière Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen, il n’était pas dans un siège et s’en sort bien avec près de 45% des voix au premier tour. Il affrontera au second tour Léo Walter de la France insoumise (16,55%).

 

#Richard Ferrand, 6e circonscription du Finistère

Toute la question pour Richard Ferrand, député sortant élu relativement facilement sous l’étiquette PS en 2012 et ministre de la Cohésion des territoires, était de savoir si « l’affaire Ferrand » et ses rebondissements ainsi que l’ouverture d’une enquête préliminaire allaient porter préjudice à l’un des premiers soutiens d’Emmanuel Macron. Et force est de constater, au vu des résultats de ce premier tour, que l’affaire ne l’a pas pénalisé. Selon les premières estimations, Richard Ferrand arrive en tête avec 34%, devant la droite à environ 17%.

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#Mounir Mahjoubi, 16e circonscription de Paris

Benjamin du gouvernement du haut de ses 33 ans, Mounir Mahjoubi, secrétaire d’Etat au numérique, n’avait pas choisi la facilité en s’attaquant dans cette circonscription parisienne à un baron local implanté de longue date et patron du PS, Jean-Christophe Cambadélis. Il obtient au final 38,08% des voix, contre 20,84% pour Sarah Legrain de la France insoumise. Jean-Christophe Cambadélis, lui, est éliminé.

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#Marielle de Sarnez, 11e circonscription de Paris

Alors que sa candidature n’a pas fait l’unanimité parmi les "marcheurs" de sa circonscription, la ministre chargée des Affaires européennes affrontait, outre une dissidence d’En Marche, un poids lourd de l’aile gauche du PS, le député sortant Pascal Cherki. Elle arrive largement en tête avec 40,58% des voix. Francis Szpiner (LR) est deuxième avec 16,74%. Pascal Cherki est éliminé.

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#Bruno Le Maire, 1ere circonscription de l’Eure

Élu avec près de 58% des voix en 2012, Bruno Le Maire a pris un risque en devenant ministre de l’Economie d’Emmanuel Macron. En entrant au gouvernement d’Edouard Philippe, l’ancien candidat à la primaire de la droite a lâché son étiquette LR pour la troquer contre l’étiquette En Marche. Ce qui lui a valu d’avoir une candidature LR face à lui dans une circo qui a placé Marine Le Pen en tête au premier tour de la présidentielle. Finalement, avec plus de 45% des voix, le ministre de l’Economie, ex-ministre de Nicolas Sarkozy arrive en tête et se retrouve en ballottage très favorable.

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