Les 14 fois où les politiques nous ont VRAIMENT fait penser à "La Classe Américaine"

Publié à 17h59, le 13 juillet 2016 , Modifié à 18h04, le 13 juillet 2016

Les 14 fois où les politiques nous ont VRAIMENT fait penser à "La Classe Américaine"
Sur cette photo, parviendrez-vous à distinguer les politiques des personnages de "La classe américaine" ? © Montage Le Lab

HOMMAGE - Le monde du cinéma est en deuil. Dominique Mézerette, co-réalisateur avec Michel Hazanavicius de La Classe américaineest décédé ce mercredi 13 juillet. Composé d'extraits de films de la Warner Bros. des années 50, 60, 70 et 80 redoublés pour l'occasion, ce long métrage narre l'enquête de trois journalistes, Dave, Peter et Steven, pour déchiffrer les dernières paroles de George Abitbol, aka l'homme le plus classe du monde : "Monde de merde". Attention toutefois, "ce flim n'est pas un flim sur le cyclimse".

Totalement culte, La Classe américaine aura marqué toute une génération de téléspectateurs. Mais pas seulement. À de très nombreuses reprises, les personnages imaginés par Dominique Mézerette et Michel Hazanavicius nous ont fait penser à nos amis les politiques. À moins que ce ne soit l'inverse.

Pour saluer la mémoire de Dominique Mézerette, le Lab a donc décidé de recenser ces 14 fois où les politiques français nous ont paru sortir tout droit de ce chef-d'œuvre des années 90.

# 1 - "Monde de merde"



En mai 2015, François Hollande donne un discours devant des élus de l’Aude, à Carcassonne. Il y faisait un développement à propos de la mondialisation et lâche un culte : "Le monde, il est pas facile, et parfois il est pas gentil".

# 2 - "J’ai connu un mec de droite une fois, il avait dix fois plus de classe" 



En août 2014, quelques mois après avoir quitté le gouvernement, Cécile Duflot règle ses comptes avec Manuel Valls. Dans son livre De l’intérieur. Voyage au pays de la désillusion, l’ancienne ministre du Logement décrit le Premier ministre comme un arriviste penchant trop à droite et qui use des mêmes méthodes que Sarkozy. "Le mec de gauche qui tient des discours de droite, c'est un peu l'écolo qui défend le nucléaire !", écrit-elle.

# 3 - "Tu sais donc pas que c’est pas bien d’être raciste ?"



En octobre 2015, la classe politique s'écharpe au sujet de Nadine Morano. En cause, les propos de l’élue LR sur France 2, estimant que la France est "un pays de race blanche". Accusée de racisme par certains, l’ancienne pro-sarkozyste se défend comme elle peut, là arguant qu’elle a une amie noire, là expliquant qu’elle ne faisait que citer de Gaulle. Mais rien n’y fait : ce n’est pas bien d’être raciste.

# 4 - "L’homme le plus classe du monde"



Fin novembre 2015, The Guardian est follement impressionné par la "transformation" de François Hollande, passé dans cette période tragique de "monsieur normal" à "chef de guerre". "Un coeur de lion", même, et encore plus que ça : "Le John Wayne des Champs-Élysées".

# 5 - "Fasciste de merde"



En décembre 2012, quelques mois seulement après sa victoire aux législatives, Gilbert Collard se fait remarquer à l’Assemblée nationale en défendant sa collègue Marion Maréchal-Le Pen. La députée FN du Vaucluse formule une proposition sur le projet de loi visant à créer une retenue sur les sans-papiers. Ce qui ne ravit pas les rangs socialistes et encore moins le ministre de l'Intérieur de l’époque, Manuel Valls. Après la réponse de ce dernier, Gilbert Collard s’empare du micro et hurle à destination des élus PS : "Vous êtes des fascistes !"

# 6 - "On se fout un peu de ma gueule. C'est du vol et du plagiat. J'aime pas trop les voleurs et les fils de pute."



Début janvier 2016, trois jeunes gens de gauche annonçaient le lancement de leur mouvement politique, "Debout la Gauche". Intolérable pour Nicolas Dupont-Aignan, président de Debout la France, qui les a aussitôt accusés de plagiat. Il en avait d'ailleurs fait de même quelques temps plus tôt, lorsque Jean-Marie Le Pen menaçait de créer le "rassemblement bleu blanc rouge". Propriétaire du nom à l'INPI, le candidat à l'élection présidentielle s'était déjà élevé contre cette tentative d'appropriation des emblèmes nationaux.

# 7 - "Je suis mieux que ça même, je suis surpuissant"



Six mois avant les élections régionales en Nord-Pas-de-Calais-Picardie, la tête de liste LR semblait sûr d’être élu. "Je n'ai jamais perdu une élection au suffrage universel et je n'ai pas l'intention de commencer maintenant", disait Xavier Bertrand au Figaro. Une affirmation de sa surpuissance qui s’est finalement confirmée dans les urnes en décembre 2015 (un peu avec l’aide de la gauche quand même).

# 8 - "Eh merde, je peux pas encadrer les nazis"



Médecin de formation, Bernard Kouchner donne son avis, en juin 2014, sur la loi Leonetti sur la fin de vie. Une loi à laquelle il aimerait que soit apportées certaines corrections. Mais ce n’est pas tout. Il parle aussi du mot "euthanasie", ce qui l’amène à se positionner clairement d’un point de vue politique. "D'abord n'employons plus jamais le mot 'euthanasie'. D'abord, il y a le mot 'nazi' dedans, ce qui n'est pas gentil", dit-il sur France Inter.

# 9 - "C’est vous qui m’avez traité de connasse ? Mais non"



Mars 2013. Patrick Balkany réagit, par téléphone et sur RMC, à la mise en examen de Nicolas Sarkozy dans l’affaire Bettencourt. L’avocat de l’ancien majordome de Liliane Bettencourt est également au téléphone. Au cours d’une altercation avec ce dernier, le député-maire de Levallois balance un gros "je vous emmerde". Et alors que Jean-Jacques Bourdin, profondément choqué, demande "qui a dit 'je vous emmerde' ?", le même Balkany s’échappe complètement : "Ah, pas moi !"

# 10 - "C'est ça, la puissance intellectuelle. Bac + 2, les enfants."



Il est arrivé à Bruno Le Maire, candidat à la primaire de la droite, d’expliquer que son "intelligence" était "un obstacle" à sa carrière politique. Ce qu’il a ensuite regretté. Mais cela lui a tout de même valu le très couru prix humour et politique…

# 11 - "Oh, c’est dégueulasse, merde !"



Courant mars 2014, Nicole Bricq a pu déjeuner dans la même semaine à l’Élysée et à Matignon. Et la ministre du Commerce extérieur d’alors avait clairement sa préférence. À Jean-Marc Ayrault et son épouse, elle racontait ainsi sur le perron de l’hôtel où réside le Premier ministre à quel point la nourriture chez le Président est "dégueulasse".

# 12 - "Tu n’es vraiment pas très sympa, mais le train de tes injures roule sur le rail de mon indifférence. Je préfère partir plutôt que d’entendre ça, plutôt que d’être sourd. // Bien ! Considère qu’on n’est plus amis !"



Durant des semaines, EELV s’est déchiré entre pro et anti-gouvernement. Petit à petit, au fil des claquages de portes fracassants et des entrées au gouvernement contre l’avis des militants, le parti écolo s’est auto-désintégré sous les yeux des Français. La fin d’une histoire et des amitiés qui volent en éclats, pour beaucoup de ses cadres. 

# 13 - "Ça va plus du tout. J’ai plus envie de boire ni de manger. J’ai plus envie de me peigner. Je suis limite nervous breakdown"



Stéphane Le Foll est un peu le Jean-Pierre Bacri de la politique. Bougon, râleur, le porte-parole du gouvernement semble parfois très las de sa tâche ingrate. Comme ce jour de janvier 2016 où il s’emporte contre "le problème" de ce fichu pays, la France : "C'est qu'on n'est jamais contents."

# 14 - "Actuellement, j’ai un petit petit problème de costume. Je crois que mon tailleur se fout de ma gueule."



Il fut un temps où Manuel Valls amusait la galerie par ses accoutrements ton sur ton, du duo cravate/chemise de couleur quasi identique au combo cravate/chemise/imperméable 100% beige pour un look indéniablement Inspecteur Gadget. À cette époque, il ne pouvait vraiment pas espérer remporter le titre de l’homme le plus classe du monde.

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