Les 8 moments improbables du dernier débat de la primaire de la droite

Publié à 01h28, le 18 novembre 2016 , Modifié à 12h02, le 18 novembre 2016

Les 8 moments improbables du dernier débat de la primaire de la droite

WTF - Chacun des débats de la primaire de la droite a réservé son lot de punchlines et de phrases sorties de nulle part. Cette dernière joute avec le premier tour, ce jeudi 17 novembre sur France 2 et Europe 1 avec la presse régionale, n’y a pas échappé. Trop sympas, au Lab, on vous a compilé les 9 phrases ou moment WTF de la soirée (liste non-exhaustive).

  • Macron is the new Bayrou

Après une trèèèèèès longue séquence "Bayrou" lors du deuxième débat, les candidats à la primaire étaient interrogés sur la déclaration de candidature à la présidentielle d’Emmanuel Macron. Ce qui a irrité Nathalie Kosciusko-Morizet, déjà agacée du temps passé à parler du centriste.

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On a fait vingt minutes lors du dernier débat sur François Bayrou. Peut-être qu’on peut éviter de faire vingt minutes dans ce débat sur Emmanuel Macron et passer à nos projets.

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  •  ♫ Besoin de personne ♪

Jean-Frédéric Poisson fait partie des quelques parlementaires français qui se sont rendus à plusieurs reprises à Damas pour voir de leurs propres yeux comment fonctionne le régime syrien de Bachar al-Assad. Malgré cela, le président du PCD a eu cette phrase pleine de lucidité :

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Ce n’est pas prévu (qu’il lui dise de rester au pouvoir, ndlr). Bachar al-Assad n’a pas besoin de moi.

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On ne le contredira pas.

  • Zapping

François Fillon veut "casser la baraque" et semble prêt de réaliser son coup vue sa remontada finale dans les sondages. Alors, en confiance, l’ancien Premier ministre s’est lâché, craignant que le sujet européen soit esquivé dans un moment où le débat partait dans tous les sens :

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C’est le troisième débat où on va zapper la question fondamentale qui est celle de l’avenir de l’Europe. Je sens qu’on va la zapper.

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  • Réconciliation (à peu près)

Depuis le début de la campagne Jean-François Copé n’a presque qu’une seule cible Nicolas Sarkozy. Mais, moment de grâce de ce troisième débat, "JFC" a réussi à dire du bien de l’ancien Président. Jugez plutôt sur la réforme du conseiller territorial, mise en place par Nicolas Sarkozy et supprimée durant le quinquennat de François Hollande :

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Il faut absolument fusionner les départements et les régions. Ce qui avait été une très bonne réforme qui avait été faite auparavant et supprimée par les socialistes. Ce qui prouve que tout arrive (de dire du bien de Nicolas Sarkozy, ndlr)

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  • Modèle (mais pas vraiment en fait)

Toujours sur la réforme territoriale, Alain Juppé prend la parole juste après Nicolas Sarkozy. Et là, on croit qu’il lui fait un vrai bon gros compliment. Mais en fait non.

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Je vais essayer de faire aussi bien que Nicolas Sarkozy, ce qui est un vrai défi… Je parlais du temps de parole.

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  • Ce n’était pas la question mais c’est ma réponse

Alors que le débat porte à ce moment-là sur les baisses d’effectifs dans la fonction publique, sujet sur lequel s’opposent Alain Juppé et François Fillon, le maire de Bordeaux tente de dévier la thématique vers une qui l’arrange plus. En mode "c’était pas la question, mais c’est ma réponse", un classique de la politique :

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J’ai envie de faire comme François Fillon, qui a envie de parler d’autre chose. Par exemple, on n’a pas parlé de la ruralité.

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  • Imposteur

C’était le moment lol de la soirée. Alors que François Fillon est interrogé sur la critique émise par Jean-François Copé sur son programme en matière de sécurité, qualifié "d’imposture", se déroule un échange assez savoureux :

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François Fillon : je viens de me faire traiter d’imposteur dans un débat qui jusqu’à maintenant avait une certaine tenue.



Nathalie Kosciusko-Morizet : S’il faut se faire insulter pour avoir le droit de parler.



Nicolas Sarkozy : Dans ce cas-là, j’aurais souvent la parole.

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  • T’es dans ta jalousie

En fin de débat, Bruno Le Maire, avant de se prendre les pieds dans le tapis du renouveau, était interrogé sur sa saillie contre les trois favoris de la primaire, Nicolas Sarkozy, Alain Juppé et François Fillon, rappelant qu’à eux trois, ils ont un siècle de vie politique derrière eux. Réponse du tac-au-tac de Nicolas Sarkozy :

 

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C’était une forme de jalousie affectueuse. 

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