Les blagounettes de Stéphane Le Foll sur le cas Macron et le coiffeur de Hollande

Publié à 13h02, le 13 juillet 2016 , Modifié à 13h08, le 13 juillet 2016

Les blagounettes de Stéphane Le Foll sur le cas Macron et le coiffeur de Hollande
Stéphane Le Foll, clairement partisan du "oh ça va, on peut déconner quand même, non ?" © STEPHANE DE SAKUTIN / AFP

LOLILOL - Gros temps pour l'exécutif, en ce mercredi 13 juillet. La veille du 14 juillet et la traditionnelle interview présidentielle, deux dossiers occupent l'actualité politique : Emmanuel Macron qui poursuit sa stratégie d'entrée en campagne sans pour autant se déclarer officiellement candidat (et donc en restant au gouvernement) et le coiffeur personnel de François Hollande, payé 9.895 euros brut par mois.

Gros temps donc, ce qui implique beaucoup de boulot pour Stéphane Le Foll. Il est porte-parole du gouvernement et, justement ce mercredi, tenait son point presse habituel à la sortie du conseil des ministres. Dans son rapport sur cette réunion gouvernementale, aucun des deux éléphants dans la pièce n'a été évoqué. Il a fallu attendre les questions de la presse pour que les deux atterrissent sur la table. Et là, Stéphane Le Foll a procédé en deux temps :

1) S'efforcer de dédramatiser les choses
2) Placer deux-trois blagues à son propre sujet histoire de détourner l'attention (et dédramatiser encore plus)

Au sujet d'Emmanuel Macron et de son très remarqué (et critiqué) meeting à la Mutualité la veille, Stéphane Le Folla ainsi d'abord éludé : "Ce matin au conseil des ministres, il n'a pas été évoqué une seule fois le meeting de la Mutualité hier soir. Le président de la République aura l'occasion de s'exprimer demain. Mais aujourd'hui, le conseil des ministres, il est consacré à ce que l'on doit faire et ce que l'on fait pour la France et les Français. Donc ça n'a pas été évoqué".

Relancé ensuite sur cette façon tout de même bien particulière qu'a le ministre de l'Économie de défendre l'action du gouvernement (il a parlé d'un pays "usé des promesses non tenues" et estimé que la loi Travail "n'est déjà plus le combat d'aujourd'hui"), le fidèle parmi les fidèles du chef de l'État a considéré que cela pouvait se faire comme suit :

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En marchant, en courant, en roulant aussi des fois, quand on fait du vélo. C'est mon cas, après le foot j'ai fait du vélo. Donc je roule !

 

"

Une blagounette en référence à son mouvement pro-Hollande, Hé Oh La Gauche, qui a eu son petit succès dans l'assistance.

Quant au coiffeur personnel du Président, il a d'abord confirmé les informations du Canard Enchaîné (déjà confirmées par l'Élysée) et rappelé que le budget de la présidence a baissé de "15 à 20%" depuis 2012.

Avant d'enchaîner sur... ses propres problèmes capillaires :

 

"

Vous vous dites peut-être qu'il devrait aussi s'occuper du porte-parole.

"

Insistant sur la nécessité pour le chef de l'État de n'avoir aucun cheveu qui dépasse lors de ses interventions publiques (ce qui justifie que l'employé soit à sa disposition 24h/24, notamment durant ses déplacements à l'étranger), il a ajouté :

 

"

Ce n'est pas le porte-parole, qui arrive parfois ébouriffé...

"

Voilà, c'était donc la version officielle sur ces deux sujets polémiques. En attendant l'interview de Hollande jeudi...



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