Les coulisses du livre-réquisitoire de Christiane Taubira contre la déchéance de nationalité

Publié à 07h31, le 01 février 2016 , Modifié à 08h23, le 01 février 2016

Les coulisses du livre-réquisitoire de Christiane Taubira contre la déchéance de nationalité
Christiane Taubira © STEPHANE DE SAKUTIN / AFP

Moins d’une semaine après son départ du gouvernement pour cause de désaccord politique majeur, Christiane Taubira est déjà de retour. En librairies, avec un réquisitoire contre la déchéance de nationalité, sujet qui l’a poussé à quitter le gouvernement Valls.

Le Monde révélait, dimanche 31 janvier, les coulisses de cet ouvrage intitulé Murmures à la jeunesse et publié aux éditions Philippe Rey.

>> 40.000 exemplaires

Ce livre, préparé depuis un gros mois dans le plus grand secret, ne sera pas un best-seller et n’a pas pour objectif de concurrencer la frénésie littéraire qui touche actuellement les candidats à la primaire de la droite. Selon le quotidien du soir, ce livre, qui sera mis en vente ce lundi 1er février, a été tiré à "40.000 exemplaires" et les premiers contacts entre l’ex-ministre de la Justice et l'éditeur ont été noués dès le 10 janvier, alors que Christiane Taubira était encore ministre en exercice.

>> Un argumentaire pour le débat parlementaire

"La date de sortie ne doit rien au hasard", écrit Le Monde qui souligne bien que l’arrivée en librairies de cet opus anti-déchéance de nationalité arrive "quatre jours avant le début de l’examen du projet de loi constitutionnelle à l’Assemblée nationale". Dans l’esprit de Christiane Taubira, son travail pourrait servir d’argumentaire aux opposants à cette mesure controversée, présents tant dans les rangs de la majorité que dans ceux de l’opposition.

>> Hollande comme relecteur

Peu de gens ont semble-t-il eu accès aux épreuves du pamphlet anti-déchéance de Christiane Taubira. Mais François Hollande, que l’ancienne ministre épargne dans son livre, fait partie de ces happy fews, alors que le livre est déjà imprimé. "Seul François Hollande se voit adresser un jeu d’épreuves, vendredi 22 janvier, cinq jours avant que ne soit rendue publique la démission de Madame Taubira", relate ainsi Le Monde. Difficile, sachant cela, de conserver dès lors Christiane Taubira dans l’équipe gouvernementale et de lui faire porter une partie de la révision constitutionnelle.

>> "Garde des Sceaux"

Pourtant, s’il était difficilement imaginable de penser qu’une ministre en exercice tire à vue de cette manière sur une mesure portée par le chef de l’Etat, sur la quatrième de couverture du livre de Christiane Taubira, l’auteure est toujours présentée comme "garde des Sceaux et ministre de la Justice".

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