La première nuit agitée de l'Assemblée

Publié à 09h44, le 18 juillet 2012 , Modifié à 10h09, le 18 juillet 2012

La première nuit agitée de l'Assemblée
Christian Jacob et les députés UMP à l'Assemblée nationale, le 17 juillet 2012. (Maxppp)

AMBIANCE - La séance dans la nuit du mardi et mercredi 18 juillet à l'Assemblée nationale a été stoppée, suite à de nombreux incidents entre les députés de l'UMP et la majorité de gauche.
Alors que les parlementaires ont voté l'abrogation de la TVA sociale instaurée en février par le gouvernement Fillon, un débat électrique a commencé à s'engager au sujet des heures supplémentaires.

  1. "Ceux qui piquent de l'argent aux pauvres !"

    Sur Le Journal du dimanche

    Dans la nuit du mardi et mercedi 18 juillet, le vice-président (UMP) de l'Assemblée nationale, Marc Le Fur, a été contraint de lever la séance sur le budget rectificatif 2012, après de nombreux incidents entre les députés de l'UMP et les élus de la majorité.

    La charge initiale vient de François de Rugy, le co-président des députés écologistes, qui raille le "défilé d'acteurs plus ou moins bons de l'UMP".
    Et lance :

    C'est comme si Monsieur Copé, qui est revenu "exprès" alors qu'on ne le voyait plus trop ces derniers temps à l'Assemblée, avait organisé un espèce de "Copé Comedy Club".

     Réaction immédiate de l'ancien ministre, Xavier Bertrand :

    Vous perdez votre sang-froid.

    Après qu'il a raconté sur son compte Twitter le 3 juillet qu'Eric Woerth l'avait traité de "salopard", cette fois-ci François de Rugy raconte qu'Eric Woerth l'aurait traité de "malade" cette nuit, à la fin de la séance :

    Jean-François Copé, sur les bancs de l'opposition, ironise sur l’attaque de François de Rugy :

    Nous avons été à bonne école pendant cinq ans, vous nous avez habitué à dire votre position.

    Et, quand Laurent Wauquiez dénonce un PS "en train de faire les poches des classes moyennes", Pierre Lellouche, ancien secrétaire d’État chargé du Commerce extérieur, lance :

    Vous êtes en train de vous scotcher l'étiquette de ceux qui piquent de l'argent aux pauvres !

    Avant le dîner, les députés avaient voté (61 voix contre 48) la suppression de la TVA sociale, autre mesure emblématique du quinquennat de Nicolas Sarkozy.

Du rab sur le Lab

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