Les gros compliments de l'ancien leader du Ku Klux Klan à Marine Le Pen

Publié à 15h31, le 23 février 2017 , Modifié à 16h31, le 23 février 2017

Les gros compliments de l'ancien leader du Ku Klux Klan à Marine Le Pen
© Giphy

Les soutiens n'engagent pas ceux qui les reçoivent mais seulement ceux qui les formulent. Il est néanmoins des compliments plus gênants que d'autres. Ce jeudi 23 février, David Duke, ancien leader du Ku Klux Klan, a expliqué publiquement tout le bien qu'il pense de Marine Le Pen, comme l'ont repéré plusieurs journalistes spécialistes des États-Unis.  

Interrogé par un utilisateur de Twitter répondant au doux pseudo de Save Europa sur le regard qu'il porte sur la candidate FN à la présidentielle, David Duke a répondu :

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Her father is a great man, a true patriot. He raised a strong & intelligent woman who understands how to play 21st century politics.

 

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Soit dans la langue de Molière :

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Son père est un grand homme, un  vrai patriote. Il a élevé une forte et intelligente femme qui comprend comment se joue la politique au XXIe siècle.

 

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Un message plutôt sympathique et qui fait écho à un dessin posté le 22 février et représentant Marine Le Pen grimée en Jeanne d'Arc.

Suprématiste, raciste, antisémite notoire, David Duke a été le leader du KKK durant les années 70 avant de prendre ses distances avec le *mouvement* à la fin des seventies.  

En 2011, il s'en prenait publiquement à Nicolas Sarkozy qu'il accusait de "génocide" des Français d'origine européenne. "Sarkozy projette ouvertement de détruire la race européenne en France. Il demande à ce que les Français se marient massivement avec des non-Européens. Cela combiné à l'immigration de masse extra-européenne et au taux élevé de naissances extra-européennes provoquerait le nettoyage complet des vrais Français", disait-il. Ou comment parler de la théorie du grand remplacement avec des mots savants.

David Duke avait également apporté son soutien à Donald Trump lors de l'élection présidentielle. Le candidat du Parti républicain avait pris ses distances avec l'ancien leader raciste. 

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