Les proches d'Alain Juppé "draguent" les élus, oui mais "de manière soft"

Publié à 16h05, le 01 février 2016 , Modifié à 16h08, le 01 février 2016

Les proches d'Alain Juppé "draguent" les élus, oui mais "de manière soft"

THE BACHELOR – En politique comme dans la vraie vie, la séduction est un art dont la maîtrise est la clé du succès. En résumé, pour toucher le gros lot, il ne faut pas faire son lourdaud. Ca, Alain Juppé l'a bien compris. Dans l'optique de la primaire de la droite et du centre, l'ancien Premier ministre essaye d'engranger des soutiens d'élus.

Celui qui domine les sondages tente d'élargir son horizon de séduction. Mais à l'ancienne, de manière courtoise, éduquée, romantique.

Cité par Le Monde ce lundi 1er février, Benoist Apparu, soutien historique d'Alain Juppé, explique :  

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On drague un peu mais de façon soft. Ceux qui veulent nous rejoindre sont naturellement les bienvenus, mais on ne fait pas la chasse aux élus, car ce n’est ni le bon timing ni la bonne méthode.

 

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Tout est donc dans la subtilité. Le camp Juppé propose, l'élu dragué dispose. Et l'équipe de l'ancien Premier ministre la joue de manière nonchalante, mettant en avant ses qualités mais sans trop en faire, pour ne pas donner l'impression que le seul et unique objectif poursuivi est de conclure, coûte que coûte.  C'est même le message inverse que veut diffuser le camp Juppé.

On croirait presque que les proches de l'ancien Premier ministre draguent les élus simplement pour occuper le temps. Également dans Le Monde, le directeur de campagne d'Alain Juppé, Gilles Boyer, explique :

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Le ralliement des élus n’est pas une obsession pour nous. […] C’est plus une conséquence qu’une cause. J’ai toujours pensé que, si la dynamique était bonne, les soutiens viendraient naturellement.

 

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Cette technique a déjà su faire ses preuves par le passé. Pas plus tard que samedi 30 janvier, Pierre-Yves Bournazel a rejoint le camp juppéiste. Et ce ralliement a bien été médiatisé. Preuve que ce jeu d'amour et de hasard vis-à-vis des soutiens n'est pas si dénué d'intérêt. À ce niveau-là, l'ex-chef de gouvernement est en déficit certain par rapport à d'autres concurrents, déclarés ou non. 

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