L'incroyable transformation de l'ancien président de l'UMP en Jean-François "le bienveillant" Copé

Publié à 08h38, le 20 janvier 2016 , Modifié à 08h47, le 20 janvier 2016

L'incroyable transformation de l'ancien président de l'UMP en Jean-François "le bienveillant" Copé
Jean-François Copé © Capture d'écran RTL

Ce mercredi 20 janvier, pour la première fois depuis longtemps, Jean-François Copé a repris une tartine. Comprendre : il est retourné dans une matinale radio. Après Le Divan de Marc-Olivier Fogiel la veille, le député Les Républicains est donc ce matin sur RTL, première intervention en direct de l'ancien président de l'UMP depuis des mois.

Que retiendra-t-on ? Que Jean-François Copé a changé. Mais alors beaucoup. Sa voix est calme, son ton cordial, ses attaques quasi inexistantes. Même quand il propose des choses différentes de ses *amis*, Jean-François Copé est bienveillant. Il dit :

 

Après l'épreuve qui a été très violente que j'ai eu à traverser il y a 18 mois, j'ai fait le choix de me retirer pendant un certain temps pour réfléchir sur mes erreurs, sur ce qu'il faut sans doute changer. Et j'en suis revenu avec des mots différents. Je pense en particulier à un mot que j'ai retenu de mes entretiens avec beaucoup de Français que j'ai rencontrés un peu partout, c'est le mot de 'bienveillance'.

Cette voix, autrefois beaucoup plus offensive – surtout quand il s'agissait de parler de François Hollande, de Christiane Taubira, de Najat Vallaud-Belkacem, de François Fillon, etc. etc. etc. -, est aujourd'hui on ne peut plus douce. "Peut-être que le fait d'avoir été beaucoup cogné m'a laissé penser que la bienveillance ce n'était pas de la naïveté. Ce n'est pas de la candeur, la bienveillance. C'est essayer de retirer chez les autres ce qu'ils ont de positifs", explique-t-il. Jean-François Copé est au-dessus : il veut voir si on peut "réconcilier la France qui va bien et la France qui va mal".

Il ajoute : 

C'est l'idée qu'on ne reporte pas sur les autres les problèmes que l'on a à surmonter. 

 

Cela vaut pour la France mais donc aussi pour lui.

Cette bienveillance, Jean-François Copé se l'applique d'ailleurs bien à lui-même, notamment quand il parle de l'affaire Bygmalion. Oh, il veut bien en parler, hein, de cette affaire, mais ce n'est pas comme s'il avait quelque chose à se reprocher. "Bien qu'étant désigné par ceux qui ne connaissent pas les choses comme le coupable idéal, 18 mois après je ne suis l'objet d'aucune poursuite et je ne suis pas à ce jour mis en examen", commente l'élu LR.

Il ajoute :

Je pense qu'un cercle de confiance, c'est-à-dire les gens avec lesquels on travaille, ça peut être aussi parfois un cercle de vulnérabilité parce qu'en réalité quand on décide, quand on prend un certain nombre d'initiatives, on le fait sur la base des informations qu'on peut recevoir des uns et des autres.

 

Ce n'est donc pas lui mais les autres, les responsables. C'était déjà ce que Jean-François Copé assurait il y a 18 mois. À l'époque, il le criait. Aujourd'hui, il le dit sur un ton chaleureux. Du coup, ça passe beaucoup mieux.  

Du rab sur le Lab

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