Loi travail : Manuel Valls et le gouvernement en séminaire avec les députés PS les 8 et 14 mars

Publié à 17h55, le 03 mars 2016 , Modifié à 18h02, le 03 mars 2016

Loi travail : Manuel Valls et le gouvernement en séminaire avec les députés PS les 8 et 14 mars
Bruno Le Roux © PIERRE ANDRIEU / AFP

Après avoir annoncé le report de deux semaines du projet de loi El Khomri, Manuel Valls a accédé à la demande d'un "séminaire" du groupe socialiste à l'Assemblée dans le but de "travailler ensemble". Ce séminaire se déroulera en deux temps, les mardi 8 et lundi 14 mars, a annoncé Bruno Le Roux aux députés PS ce jeudi 3 mars dans une lettre qu’a pu consulter le Lab. Pour y participer et continuer à consulter, Manuel Valls a même reporté au mois d’avril son voyage en Nouvelle-Calédonie et en Australie.

"Ce séminaire se tiendra en présence du gouvernement", écrit le patron du groupe socialiste qui détaille les élus conviés à cette rencontre pour débattre de cette loi renommée "projet de loi relatif aux nouvelles protections pour les entreprises et les salariés" :

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Les membres des commissions des Affaires sociales et des Affaires économiques, respectivement saisies au fond et pour avis seront invités à y participer. Les autres commissions permanentes seront quant à elles représentées, pour chacune d'entre elles, par deux de leurs membres. Il s'agit en effet de permettre une meilleure efficacité du travail.

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Viendra ensuite le temps pour le groupe socialiste, dont une partie est fortement irritée par la première mouture du texte qui avait été présentée, de tirer les conclusions de ce séminaire en réunion de groupe le 15 mars.

"Je veux que nous travaillions ensemble à une feuille de route. Il y aura un séminaire du groupe puisque le groupe le souhaite. Mettons à profit ces 15 jours pour travailler", avait déclaré Manuel Valls aux députés PS au lendemain de l'annonce d'un report du passage de la réforme du code du travail en conseil des ministres du 9 au 24 mars.

Face aux députés, Manuel Valls était cependant resté prudent sur les points susceptibles d'être modifiés. "Je souhaite dialoguer avec les syndicats réformistes... et avec les autres. Mais il faut se rendre à l'évidence, certains veulent seulement le retrait de tout le texte", avait alors souligné le chef du gouvernement. Un retrait qui continue d'être demandé par les "frondeurs", pour qui ce serait le "bon sens politique", selon leur chef de file Christian Paul.

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