Louis Aliot admet que les polémiques sur le temps de parole du FN dans les médias sont bidons

Publié à 10h43, le 14 mars 2017 , Modifié à 19h53, le 14 mars 2017

Louis Aliot admet que les polémiques sur le temps de parole du FN dans les médias sont bidons
Louis Aliot © AFP

Mal aimé, le Front national est le mal aimé. L'ensemble des médias et particulièrement BFMTV est contre le parti d'extrême droite et fait, en revanche, la promotion d'Emmanuel Macron. Marine Le Pen va même jusqu'à parler de BFMacron pour désigner la chaîne d'info en continu soupçonnée, selon elle, de soutenir le candidat d'En Marche ! Bouh bouh bouh méchants médias méchants.

Ce supposé attrait pour Emmanuel Macron n'empêche cependant pas les cadres du FN de se bousculer à l'antenne. Louis Aliot, par exemple, était l'invité de Jean-Jacques Bourdin ce lundi 14 mars. Le journaliste a évidemment interrogé le n°2 du FN sur ces accusations portées à l'encontre de son network. Et, au cours de l'échange, Louis Aliot admet que les accusations portées contre BFMTV, et notamment les polémiques sur le faible temps de parole du FN, sont bidons :

-          Jean-Jacques Bourdin : Le temps parole… Nous avons les chiffres du CSA parce que ces accusations commencent à nous insupporter.



-          Louis Aliot : Non mais d'accord mais ça fait partie de la polémique politique.



-          Jean-Jacques Bourdin : Ah bon ? Vous trouvez que c'est bien ça ?



-          Louis Aliot : Écoutez, on est mis en accusation systématiquement par les médias. On se défend comme on peut. Voilà.

Un passage à réécouter ci-dessous :

Louis Aliot reconnaît donc que les attaques lancées contre les médias et notamment sur la supposée sous-représentation du FN à l'antenne ne sont que la conséquence des accusations portées contre le parti. Un moyen de se défendre, voire de détourner l'attention donc et de se poser, par voie de conséquence, comme la victime du système.

Concernant le temps de parole des différents candidats à l'élection présidentielle sur BFMTV, Jean-Jacques Bourdin donne des chiffres à rebours de la mythologie frontiste.  "RMC, du 1er au 12 mars, Fillon 22%, Hamon 22%, Macron 15%, Le Pen 13%. BFMTV, Fillon 26, Hamon 21%, Le Pen 17%, Macron 16%. Y a que Mélenchon qui est en retard", avance le journaliste.

Le 5 mars, sur BFMTV, Marine Le Pen avait déjà répété que, selon elle, "Macron est le chouchou des médias" avant d'accuser la chaîne qui la recevait de faire la campagne du candidat En Marche ! "Je vous ai invitée pour combien de temps ce matin ?", avait alors demandé le journaliste. "Une heure", avait répondu la présidente du FN. "Non, je vous ai invité pour deux heures et vous avez refusé de participer à cette émission pendant deux heures", avait rétorqué l'intervieweur de BFTMV. "Non, je… j’ai pas refusé, j’ai un calendrier qui me permettait pas de le faire. Mais vous inviterez mes soutiens !", s'était mollement défendue la candidate frontiste. Oups.

En novembre dernier, France Télévisions avait accusé le Front national de filouter sur le temps de parole et interpellé le CSA.

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