LREM avait scanné les 5.000 derniers tweets de Rayan Nezzar, son porte-parole démissionnaire pour tweets injurieux

Publié à 07h26, le 10 janvier 2018 , Modifié à 07h44, le 10 janvier 2018

LREM avait scanné les 5.000 derniers tweets de Rayan Nezzar, son porte-parole démissionnaire pour tweets injurieux
© AFP

Sorte de Thomas Thévenoud de La République en marche pour sa *longévité* en poste, Rayan Nezzar avait pourtant été scanné avant d’être nommé porte-parole du parti majoritaire. Mais ses anciens tweets injurieux ont eu raison de lui. Ils étaient passés sous les radars du parti.

Car, comme le relaye ce mercredi 10 janvier Le Figaro, de nombreuses précautions avaient été prises. Et notamment de passer au crible ses écrits sur les réseaux sociaux. "Avant d’annoncer la nomination de Rayan Nezzar, en fin de semaine dernière, les cadres du mouvement avaient passé au crible ses 5.000 derniers tweets", écrit le quotidien.

Au siège du parti, on fait ainsi savoir qu’il lui avait été "demandé s’il existait des faits ou des paroles qui pouvaient lui être reprochés" et que l’intéressé avait "répondu par la négative".

Le 8 janvier, après quatre jours de polémique sur d’anciens tweets injurieux, Rayan Nezzar avait fini par démissionner de ses fonctions de porte-parole de LREM. Une démission motivée par sa volonté de "préserver [le] mouvement, mais aussi [ses] proches". 

Le 5 janvier, au lendemain de sa nomination, BuzzFeed avait révélé de vieux tweets injurieux de 2013 visant, notamment, Marine Le Pen, Alain Juppé, Jean-François Copé, Bruno Le Maire ou des journalistes. Plusieurs membres de la majorité avaient volé au secours de Rayan Nezzar. Avant qu’il ne finisse par jeter l’éponge. Et ne sache qu’il faut toujours tourner sept fois son pouce dans sa poche avant de balancer un tweet depuis son smartphone.

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