Macron devant le Congrès : Benoît Hamon propose de supprimer le poste de Premier ministre

Publié à 09h58, le 03 juillet 2017 , Modifié à 09h58, le 03 juillet 2017

Macron devant le Congrès : Benoît Hamon propose de supprimer le poste de Premier ministre
Benoît Hamon. © Capture d'écran Franceinfo.

C’est un peu une rengaine dans le débat politique. Surtout depuis le passage au quinquennat et encore plus après que Nicolas Sarkozy a qualifié son Premier ministre François Fillon de "collaborateur". Avec l’intervention ce lundi 3 juillet d’Emmanuel Macron devant les parlementaires réunis en Congrès à Versailles la veille du discours de politique générale d’Edouard Philippe, la fonction du Premier ministre est en question. "Rabaissée" pour certains, "complémentarité", répondent en chœur l’Elysée et Matignon.

Pour Benoît Hamon, invité ce lundi de Franceinfo, cette séquence *Macron au Congrès-déclaration de politique générale de Philippe le lendemain* prouve qu’il faut "changer les institutions". Partisan d’une 6ème République, celui qui vient de quitter le PS pour fonder son mouvement propose ainsi de "supprimer le poste de Premier ministre" :

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Il faudrait changer les institutions. Je ne lui reproche pas de le faire, ce n’est pas l’idée que je me fais des institutions mais à ce moment-là allons au bout de la logique, supprimons le poste de Premier ministre. C’est ça qui me gêne. La 5ème République permet de faire ce que fait le président de la République, personne ne le lui interdit. Mais on voit bien qu’il y a un glissement dans le fait que le Premier ministre partage des collaborateurs avec le président de la République, qu’en réalité le président de la République est celui qui pilote le gouvernement de la France et le Premier ministre est là pour, le cas échéant, organiser une bonne partition. Autant aller au bout de la logique.

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Egalement ce lundi, Jack Lang est allé dans le même sens que son désormais ex-camarade. L'ancien ministre a défendu l'idée d'un président de la République "responsable devant le Parlement", à travers un dialogue régulier entre l'Elysée et les deux chambres, voire une "suppression (du) poste de Premier ministre". "Si on supprimait le poste de Premier ministre, le chef de l'Etat serait aussi chef du gouvernement. Il deviendrait responsable devant le Parlement", a expliqué dans Le Parisien l'ancien ministre de la Culture, qui faisait partie de la commission de révision constitutionnelle de 2008, qui a introduit la possibilité de ce discours devant le Congrès.

Avant eux, François Hollande, lorsqu’il était à l’Elysée, avait réfléchi à cette idée de faire sauter le fusible de Matignon car "tout remonte au président", comme l’avaient aussi imaginé Claude Bartolone ou Luc Carvounas. Mais à droite aussi, l’idée avait fait son chemin. NKM notamment l’avait proposé.

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