Macron n'a pas retiré sa plainte contre le paparazzi, elle est "classée sans suite" selon Mediapart

Publié à 18h39, le 18 septembre 2017 , Modifié à 16h22, le 26 décembre 2017

Macron n'a pas retiré sa plainte contre le paparazzi, elle est "classée sans suite" selon Mediapart
Emmanuel Macron. © Christophe Ena / POOL / AFP

Voilà un coup de com' qui tombe à l'eau. Cet été, Emmanuel Macron avait porté plainte pour "harcèlement et tentative d'atteinte à la vie privée" contre Thibaut Daliphard, un photographe de presse qui le suivait sur son lieu de vacances. De quoi provoquer un scandale, car il est devenu rarissime qu'un Président en exercice porte plainte de la sorte.

Du coup, l'Elysée avait annoncé à Challenges, le 15 septembre, qu'Emmanuel Macron avait finalement décidé de retirer sa plainte.

Sauf que.

Ce lundi 18 septembre, Mediapart donne une version tout à fait différente de ce *retrait* de plainte. En fait, "le parquet de Marseille n'a rien découvert qui puisse être poursuivi sur le plan judiciaire, et a récemment classé sans suite l’enquête préliminaire ouverte en août", écrit Mediapart. On est assez loin de l'image d'un Président renonçant à poursuivre un justiciable comme un autre, ne l'étant pas lui-même.

Le retrait de plainte devient donc un classement sans suite, prononcé pour "absence d’infraction". L'avocat du paparazzi, Gabriel Denecker, explique à Mediapart :

"

J’ai reçu voici quelques jours un courrier du parquet de Marseille daté du 11 septembre m’annonçant le classement sans suite de l’enquête visant mon client pour absence d’infraction. [...] Il n’est pas fait état d’un retrait de plainte dans ce courrier.

"

Explication de texte du côté de la Présidence, toujours à Mediapart : 

"

La plainte qui avait été déposée au nom du président de la République a été retirée dans un souci d’apaisement, et c’est ce qui explique la décision de classement sans suite.

"

La présidence assurait pourtant, en août dernier, que le paparazzi se serait notamment introduit "sur la propriété privée" où résident le chef de l'État et son épouse. Ce que l'intéressé démentait catégoriquement, estimant par ailleurs avoir été "traité comme un criminel" lors de sa garde à vue, au cours de laquelle les policiers auraient demandé à avoir accès au contenu de la carte mémoire des appareils photo et de l'ordinateur du photographe.

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