Maintien de Valls, Le Drian et Macron, retour d’Ayrault et des écolos : Hollande fait le SAV du remaniement

Publié à 21h29, le 11 février 2016 , Modifié à 21h29, le 11 février 2016

Maintien de Valls, Le Drian et Macron, retour d’Ayrault et des écolos : Hollande fait le SAV du remaniement

SAV - Ce jeudi 11 février a eu lieu ce qui devrait être le dernier remaniement du quinquennat de François Hollande. Ça valait bien une interview aux JT de 20 heures de TF1 et France 2 pour faire le service après-vente du retour de Jean-Marc Ayrault au gouvernement comme ministre des Affaires étrangères pour remplacer Laurent Fabius, du retour des écolos ainsi que du maintien du "cumulard" Jean-Yves Le Drian ou d’Emmanuel "je crée des polémiques" Macron, entre autres.

Retour sur les explications du patron.

>> Retour des écolos

François Hollande a fixé trois priorités pour la fin de son mandat : protéger les Français, l’emploi et l’écologie dans le sillage de l’accord conclu à la COP21. C’est ce dernier point qui sert au chef de l’Etat à justifier le retour d’écolos (Emmanuelle Cosse, Jean-Vincent Placé et Barbara Pompili) au gouvernement de Manuel Valls. Il dit :

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J'ai voulu que des personnalités écologiques, ou écologistes comme on voudra, puissent être partie prenante parce que quand il y a ce grand enjeu pour la planète, toutes les bonnes volontés, moi je les accueille

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>> Garder Valls à Matignon

Si François Hollande a gardé Manuel Valls, "qui anime cette équipe avec talent et autorité", c’est au nom de la cohérence. Il dit :

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Ce gouvernement est cohérent. Il a une ligne celle que j'ai fixée non pas depuis Manuel Valls, qui anime cette équipe avec talent et autorité, mais depuis 2012.

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>> Le retour d’Ayrault au Quai d’Orsay

Le retour d’un ancien Premier ministre dans un gouvernement durant le même mandat présidentiel, une première que François Hollande explique. Il justifie donc le retour de Jean-Marc Ayrault comme successeur de Laurent Fabius aux Affaires étrangères par un souci d’efficacité :

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J’ai pris Jean-Marc Ayrault car il a été Premier ministre, il a l’expérience, il connait les dossiers. Je ne veux pas qu’il y ait le moindre temps pour forme le nouveau ministre des Affaires étrangères

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>> Le maintien de Jean-Yves Le Drian

Il cumule présidence de la région Bretagne et un ministère régalien d’ampleur, celui de la Défense. Et Jean-Yves Le Drian va poursuivre ce cumul pourtant interdit par François Hollande à son arrivée à l’Elysée. Comme pour Jean-Marc Ayrault, c’est par souci d’efficacité qu’il déroge à sa propre règle :

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Et j’ai gardé Jean-Yves Le Drian parce qu’il est aujourd’hui le ministre de la Défense, qui connaît le mieux les sujets qui le concernent.

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>> Léger recadrage pour Emmanuel Macron

Emmanuel Macron a régressé dans l’ordre protocolaire gouvernemental. Une sanction pour sa sortie sur la déchéance de nationalité ? Le chef de l’Etat explique qu’il a recadré son ministre de l’Economie mais ne peut s’en passer car c’est "un talent" nécessaire au gouvernement, selon lui :

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Il a son tempérament et il n'est pas dans la vie politique un personnage classique. Je lui ai plusieurs fois rappelé, il y a une règle qui consiste à assurer la solidarité. Il y a des talents dans ce gouvernement. Je pense qu'il vaut mieux des talents que des personnes qui viennent toujours commenter après.

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>> Stéphane Le Foll sur les nerfs mais inchangé

Le porte-parole du gouvernement est *un peu* sur les nerfs ces derniers temps. Suffisant pour justifier un changement de maroquin ? Non, ce proche de François Hollande reste ministre de l’Agriculture en plus de conserver le porte-parolat. Surtout au regard de l’agenda qui concerne l’agriculture en pleine crise :

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Je l'ai confirmé parce que, en ce moment, il y a une négociation qui est très difficile à Bruxelles. Je me suis entretenu avec madame Merkel et le 15 février ça va bouger.

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>> La frondeuse devenue ministre ?

Hélène Geoffroy a voté, la veille de son entrée au gouvernement, contre la réforme constitutionnelle. Mais apparemment, ça ne pose pas de problème à François Hollande qui affirme que, désormais ministre, elle respectera la nécessaire solidarité gouvernementale :

 

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Elle est une très bonne élue. Elle a le droit, elle est parlementaire. (maintenant au gouvernement, ndlr) Elle respectera les décisions que je prends.

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