Manuel Valls aimerait beaucoup redevenir ministre : "gouverner, c’est exceptionnel"

Publié à 12h32, le 16 novembre 2017 , Modifié à 12h32, le 16 novembre 2017

 Manuel Valls aimerait beaucoup redevenir ministre : "gouverner, c’est exceptionnel"
Manuel Valls et Emmanuel Macron. © AFP

"La politique est une drogue dure", confiaient aussi bien Roselyne Bachelot que Philippe de Villiers, deux anciens de la politique. On ne raccroche jamais vraiment. Et plus encore quand on a exercé des responsabilités au sein de l’exécutif. Ce ne sont ni François Hollande ni Nicolas Sarkozy qui diront le contraire. Idem pour Manuel Valls, ex-ministre de l’Intérieur de François Hollande devenu Premier ministre avant de lâcher Matignon pour tenter sa chance à la primaire de la Belle alliance populaire (battu en finale par Benoit Hamon).

Toujours dans le game en étant réélu député en juin – même si le Conseil constitutionnel doit encore trancher sur un recours déposé contre son élection – Manuel Valls siège comme apparenté dans la majorité macroniste. Et retrouve les sunlights après quelques semaines à la jouer profil bas. Un retour au premier plan permis tant par la crise catalane que par sa nomination à la tête d’une mission sur la Nouvelle Calédonie ou ses prises de position sur la laïcité et dans la guéguerre que se mènent Charlie Hebdo et Mediapart.

Suffisant pour retrouver des responsabilités dans la majorité alors que ses relations avec Emmanuel Macron sont plutôt fraîches depuis leur *cohabitation* au sein du gouvernement ? Lui y croit. Voire en rêve.

Dans un long article du Monde daté du 17 novembre qui lui est consacré, l’ancien chef du gouvernement consent ainsi qu’il ne cracherait pas sur une nouvelle expérience ministérielle :

Si vous me demandez ‘avez-vous envie de retrouver ça’ ?Oui, bien sûr ! Gouverner c'est exceptionnel !

Il dit pourtant se délecter du "rythme agréable" et de la "liberté" de sa vie de député "de base". Mais l’adrénaline de l’exécutif semble lui manquer.

Un retour au premier plan ne semble cependant pas gagné d’avance.

Au Monde, "l'entourage du président dément d'ailleurs tout réchauffement des rapports entre Macron et Valls". Un "fidèle" du chef de l’Etat douche d’ailleurs les ambitions nouvelles de Manuel Valls :

Valls est une voix singulière dans la majorité parce qu'il est un ancien Premier ministre, mais politiquement c'est toujours un homme seul. Si Valls fait tout ce pataquès en pensant qu'il finira ministre, il s'y prend très mal.

Autrement dit, pour Manuel Valls, redevenir ministre pendant le quinquennat Macron, c’est pas encore gagné. Il ne suffit pas de vouloir, mais de pouvoir.

Du rab sur le Lab

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