Manuel Valls confirme que les engagements budgétaires de la France "seront forcément dépassés"

Publié à 08h50, le 17 novembre 2015 , Modifié à 08h55, le 17 novembre 2015

Manuel Valls confirme que les engagements budgétaires de la France "seront forcément dépassés"
Manuel Valls, sur France Inter mardi 17 novembre 2015 © Montage Le Lab / captures d'écran France Inter

L'engagement de réduction des déficits, pris par la France en respect des règles budgétaires européennes, s'efface devant la "guerre contre le terrorisme". François Hollande l'a très clairement fait comprendre, lundi 16 novembre devant le Congrès, en annonçant que les mesures sécuritaires et le "pacte de sécurité" devaient primer sur le "pacte de stabilité". Manuel Valls le confirme sans aucune ambiguïté, ce mardi.

Sur France Inter, le Premier ministre est interrogé sur les "engagements budgétaires" de la France vis-à-vis de la Commission européenne, alors que des marges financières vont être dégagées pour augmenter les effectifs et moyens militaires et policiers. Le chef du gouvernement le dit :

 

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Ils seront forcément dépassés.

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Parce que "les moyens mis au service des forces de sécurité ne se feront pas au détriment des autres budgets et l'Europe doit le comprendre." Le gouvernement ne rognera donc sur aucun autre portefeuille pour financer sa riposte aux attaques terroristes. Une lutte qui "ne concerne pas seulement la France mais l'Europe", poursuit Manuel Valls, qui répète que "l'Europe et la Commision européenne doivent le comprendre"

Lundi, devant le Parlement réuni en Congrès à Versailles, François Hollande a pour sa part affirmé :

 

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Le pacte de sécurité l'emporte sur le pacte de stabilité.

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En l'occurrence, l'exécutif devrait recevoir un soutien assez large sur cette nouvelle orientation budgétaire. Benoît Hamon, ancien ministre devenu frondeur, s'exprimait quelques minutes avant Manuel Valls, sur Public Sénat ce mardi. Et d'après le député PS des Yvelines, "il faut exclure le budget militaire du calcul bruxellois du déficit".

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