Manuel Valls fustige les commentaires de François Hollande sur la politique d’Emmanuel Macron

Publié à 17h01, le 31 août 2017 , Modifié à 17h01, le 31 août 2017

Manuel Valls fustige les commentaires de François Hollande sur la politique d’Emmanuel Macron
© Montage Le Lab via AFP

Longtemps, Manuel Valls a docilement endossé le rôle du ministre loyal à François Hollande, cherchant à tout prix à se démarquer d’un Emmanuel Macron "déserteur" dont la candidature empêcherait le chef de l’État de se représenter. Puis Manuel Valls a développé (rendu publique, tout du moins) une aversion pour son ancien n+1, allant jusqu’à faire savoir qu’il ne le "respectait pas" et ne le "supportait plus".

Une candidature malheureuse à la primaire et un ralliement à Emmanuel Macron plus tard, Manuel Valls siège désormais à l’Assemblée nationale comme député apparenté au groupe La République en marche (LREM). Et l’ancien Premier ministre ne supporte pas davantage François Hollande quand il critique son successeur. Voici ce qu’il déclare en privé, selon L’Obs en kiosques le 31 août :

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Cette intervention n’est pas à la hauteur d’un ancien président de la République.

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Tout l’été, François Hollande a multiplié les prises de parole, tentant de remettre la main sur le Parti socialiste tout en faisant un peu de diplomatie parallèle. Surtout, il a vanté son bilan et mis en garde Emmanuel Macron, le sommant de ne pas aller trop loin dans ses réformes : "Il ne faudrait pas demander aux Français des sacrifices qui ne sont pas utiles." Son successeur n’a que *très moyennement* goûté ces avertissements.

Emmanuel Macron a alors rompu son habitude de ne pas commenter l’actualité depuis l’étranger et fustigé, depuis l’Autriche, les commentaires de François Hollande en affirmant que "la France est la seule économie qui n'a pas gagné la guerre face au chômage de masse" (ce qui est inexact).

Ce jeudi, Emmanuel Macron en a remis une couche dans sa looooongue interview au Point. "Il serait étrange que l'impossibilité qui a été la sienne de défendre son bilan devant les Français puisse motiver une tentation, durant les années qui viennent, de le justifier devant les journalistes", a-t-il recadré.

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