Manuel Valls reconnaît que, "sincèrement", il ne pensait pas devenir Président en 2017

Publié à 09h09, le 29 août 2017 , Modifié à 09h13, le 29 août 2017

Manuel Valls reconnaît que, "sincèrement", il ne pensait pas devenir Président en 2017
Manuel Valls. © Captures d'écran France Inter.

QUI PERD GAGNE - Tenez-le vous pour dit : comme dans Game of Thrones, on n’est jamais mort en politique. Du coup, il faut toujours anticiper l’action d’après sa *mort* Au cas où. Tel un joueur de poker, Manuel Valls a suivi cette stratégie lorsqu’il s’est présenté aux législatives pour, confie-t-il, "survivre". "Ma vie politique est encore devant moi", veut croire l’ancien Premier ministre de François Hollande qui semble conserver toujours de grandes ambitions.

Car le député apparenté LREM d’Evry savait qu’il ne serait pas président de la République en 2017, lui qui est déjà passé par les cases primaires en 2011 et 2017. Ainsi, lorsqu’il s’est présenté à la primaire de la Belle Alliance populaire – finalement défait par Benoît Hamon avant de rallier Emmanuel Macron malgré ses engagements – Manuel Valls était conscient qu’il ne succéderait pas à François Hollande à l’Elysée. C’est ce qu’il raconte ce mardi 29 août, sur France Inter. Interrogé pour savoir s’il a vraiment cru qu’il pourrait devenir chef de l’Etat, l’ancien socialiste répond avec une étonnante franchise qu’il jouait perdant :

Non, pas cette fois-ci. Sincèrement non.

Puis il développe :

 

Je savais que, quand je me suis lancé dans la primaire, après le renoncement de François Hollande, je me lançais dans des conditions difficiles. C’est mon caractère, d’y aller, de me battre, de convaincre. Et je me suis rendu compte que ça allait être très difficile, et pour la primaire, et de toute façon, nous savions que ça allait être très difficile pour les socialistes à l’occasion de cette dernière élection présidentielle.

Sur ce dernier point, il n’a pas tort, Benoît Hamon s’échouant finalement à 6,36% des voix au premier tour après avoir été lâché par de nombreux "camarades" comme… Manuel Valls qui avaient préféré rejoindre le camp Macron.

Assurant qu’il n’est "pas seul" politiquement, après avoir quitté son parti de toujours et s’être éloigné de ceux qui formaient sa garde rapprochée quand il était à Matignon, Manuel Valls continue à croire en son destin. "Bien sûr", assure-t-il, précisant qu’il pourra "servir" la France "peut-être d’une autre manière, on verra bien".

Qui vivra verra, dit le dicton. Et puisque sa victoire aux législatives lui a permis de survivre…

Du rab sur le Lab

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