Manuel Valls s’en prend à la "menace considérable" que constitue Nicolas Sarkozy

Publié à 21h05, le 29 août 2016 , Modifié à 21h07, le 29 août 2016

Manuel Valls s’en prend à la "menace considérable" que constitue Nicolas Sarkozy
© AFP

C’est un meeting de rentrée qui s’annonçait perturbé par les désaccords sur le burkini. À Colomiers, près de Toulouse, l'énergie de la majorité réunie ce lundi 92 août a finalement été consacrée à la défense du bilan du gouvernement et à l’attaque de la droite et de l’extrême droite.

"On a vu arriver les brutes", a d’abord raillé Stéphane Le Foll à propos des candidats à la primaire de la droite, dont certains faisaient leur rentrée politique ce week-end. Mais c’est Manuel Valls qui a été le plus virulent envers l’opposition.

Dénonçant la "course folle" de Nicolas Sarkozy derrière l’extrême droite, le Premier ministre a fustigé la "menace considérable" que représente selon lui l'ancien président, qui "impose" son agenda à la droite et qui "s'assoit sur les grands principes de la Constitution" :

 

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Vers où Nicolas Sarkozy est-il prêt pour l'emporter à emporter le pays ?[...] Il prend une responsabilité terrible en donnant corps à ce bloc réactionnaire, à ce programme commun entre la droite dure et l'extrême droite. [...] Quand on a été chef de l'État, quand on aspire à le redevenir, on ne remet pas en cause aussi violemment l'État de droit, on ne plaide pas pour l'arbitraire, on ne s'assoit pas [...] sur les grands principes de notre Constitution.

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Nicolas Sarkozy et ses soutiens sont ainsi favorables à un arrangement avec l’État de droit pour mieux lutter contre le terrorisme, ou encore à une révision de la Constitution pour interdire le burkini.

Sur sa gauche, le chef du gouvernement a mis en garde contre "la surenchère des diviseurs", affirmant refuser de laisser la France "entre les mains des populistes et des démagogues" à la présidentielle de 2017.

Pour l’instant, Benoît Hamon et Marie-Noëlle Lienemann sont candidats contre François Hollande à la primaire de la BAP. Quant à Arnaud Montebourg, il dira seulement en décembre s’il participe au scrutin, en fonction de la décision du chef de l’État de se présenter ou non à sa succession.

[BONUS]

Porte-parole du candidat à la primaire de la droite Nicolas Sarkozy, Éric Ciotti n'a pas tellement goûté les attaques de Manuel Valls à l'endroit de son poulain :

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