Maurice Leroy estime que l’UDI va exploser sur la question du soutien ou non à François Fillon

Publié à 11h40, le 07 mars 2017 , Modifié à 11h47, le 07 mars 2017

Maurice Leroy estime que l’UDI va exploser sur la question du soutien ou non à François Fillon
© © GUILLAUME SOUVANT / AFP

Il n’y a pas que Les Républicains qui vivent des temps complexes. La question du soutien ou non à François Fillon agite aussi les alliés centristes de l’UDI. La semaine dernière, son patron Jean-Christophe Lagarde avait dans un premier temps « suspendu » son soutien au candidat LR le 1er mars avant de le lui retirer le 3 mars. Il pariait sur une candidature Juppé. Raté. Le maire de Bordeaux a renoncé lundi 6 mars en insistant au passage sur le départ d’une partie du centre qui a été selon lui « stigmatisée ». Que faire à présent que LR a confirmé son soutien à François Fillon ? La question sera posée lors d’un bureau exécutif de l’UDI ce 7 mars. Bureau exécutif qui pourrait bien, selon Maurice Leroy, membre du parti d’Hervé Morin Les Centristes (composante  de l’UDI) être le dernier. Partisan d’un soutien sans faille à François Fillon, il déclare dans le journal Le Monde :

 

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Lagarde a annoncé que l’UDI se retirait de la campagne sans qu’aucune instance ni personne ait été réuni. Il s’est mis tout seul dans un corner. Nous, nous sommes sur une ligne claire de soutien à Fillon et d’un accord avec LR. (…) Selon moi, mardi soir, l’UDI aura vécu.  

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Rendez-vous donc ce mardi soir. L’équation est complexe. Dans la  corbeille, l’UDI avait négocié 68 circonscriptions gagnables: cela compte. Mais en même temps, de nombreux centristes sont tentés par un vote Macron. Déjà dans l’entre-deux-tous, les Centristes (ex Nouveau centre) avaient rallié François Fillon alors qu’une grande partie de l’UDI soutenait Alain Juppé.

Si la prédiction de Maurice Leroy se réalise, il y a un soutien de François Fillon qui devrait être content : Charles Beigbeder. Ce dernier s’était félicité ce week-end que l’équipe de campagne soit « épurée » suite aux défections. Pour lui, les centristes étaient pro-macron et n’avaient pas leur place au QG de son champion. 

Quid de l’autre espoir que caressaient les centristes tel Jean-Christophe Lagarde : le retour de Jean-Louis  Borloo ?  Aucune chance que l’ex-ministre ne plonge dans la marmite présidentielle :

 

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Je ne suis vraiment pas dans le jeu politique. Je ne suis pas à la manœuvre mais la situation me paraît pathétique. 

 

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