Michel Sapin regrette l'interruption des négociations avec la Grèce: "je m'y suis beaucoup donné"

Publié à 11h48, le 30 juin 2015 , Modifié à 11h57, le 30 juin 2015

Michel Sapin regrette l'interruption des négociations avec la Grèce: "je m'y suis beaucoup donné"
© image France 2

C'était vraiment très désagréable. Michel Sapin n'a pas vraiment apprécié que la Grèce quitte la table des négociations le 27 juin, lorsqu'Athènes a annoncé la tenue d'un référendum sur les conditions posées pour obtenir un plan d'aide européen. Si le ministre des Finances ne remet pas en cause le principe même du référendum - ce "vote démocratique" - il explique avoir "pris très mal" cette interruption des discussions.

Invité de France 2 ce 30 juin, il explique :

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Nous étions en négociations, la partie grecque a brutalement interrompu unilatéralement les négociations. J’y étais, j’ai pris ça très mal car je m’y suis beaucoup donné, la France s’est beaucoup donnée pour faire en sorte qu’il y ait de nouvelles propositions. Bref, ça s’arrête.

 

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Michel Sapin a donc tout donné. Il explique par ailleurs que ces discussions reprendront si les Grecs votent "oui" au référendum. En revanche, si le peuple grec vote "non", "on entre dans une zone tout à fait inconnue", conclut le ministre. Selon le texte de la proposition, les Grecs doivent se prononcer sur les mesures soumises vendredi au gouvernement d'Alexis Tsipras par les créanciers UE et FMI lors d'un des derniers cycles des négociations entre les deux parties qui durent depuis la fin février.

Alexis Tsipras fait activement campagne pour le "non" alors que Bruxelles incite le peuple grec à voter en faveur des réformes et du maintien dans la zone euro. Le référendum sera organisé dimanche 5 juillet.





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