Michèle Alliot-Marie explique que faire un meeting, c'est comme "un orgasme"

Publié à 19h27, le 31 mars 2016 , Modifié à 19h27, le 31 mars 2016

Michèle Alliot-Marie explique que faire un meeting, c'est comme "un orgasme"
Michèle Alliot-Marie © AFP PHOTO / REMY GABALDA

Il se murmure que Michèle Alliot-Marie voudrait se présenter à la primaire de la droite. Il est vrai que, au-delà de la défense de ses idées, l'ancienne ministre de l'Intérieur pourra trouver dans cet exercice une manière d'égayer son quotidien. Ce n'est pas nous qui l'affirmons mais elle-même qui l'explique à Anna Cabana.

Dans son livre Quelques minutes de vérité (éd. Grasset), qui présente 28 moments qui racontent des personnalités aussi diverses qu'Alain Juppé, Manuel Valls ou Nicolas Sarkozy (mais aussi des non-politiques comme Patrick Bruel, Bernard Tapie ou Cécilia Sarkozy), la journaliste du Point évoque cet échange surprenant avec l'ancienne présidente du RPR. Elle parle ainsi du plaisir physique que lui procure un meeting. Un plaisir intense, même.

La scène se déroule à un meeting de Nicolas Sarkozy. MAM observe le pupitre et parle de la fatigue que procure le fait de parler ainsi à la foule. La fatigue, mais pas que. Elle dit :

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Quand c'est vous l'orateur, ce n'est pas la même fatigue. Faire un meeting, ça vous donne de la force, de l'énergie. C'est comme un orgasme.

 

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Un "orgasme". Parfaitement. Alors que la journaliste la relance sur l'emploi de ce mot, Michèle Alliot-Marie assume :

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Ne le dites pas à Patrick [Ollier, son compagnon]. Il n'imagine pas que c'est pour ça que j'adore faire des réunions publiques. Les hommes croient qu'ils sont les seuls à jouir de la politique. S'ils savaient…

 

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Car les hommes prennent aussi un certain plaisir à s'exprimer ainsi sur scène.

Dans un autre extrait du livre, c'est Dominique de Villepin qui parle du désir provoqué par l'estrade. Anna Cabana lui demande si dans un meeting, il éprouve ce genre de sensation. "Nicolas Sarkpozy a coutume de dire que, lorsqu'il est derrière un pupitre, dans un meeting, il est tout entier tendu vers le public, dans un désir de conquête et de possession. Et vous Dominique de Villepin, est-ce que vous avez déjà éprouvé ce genre de désirs… de politique ?", demande-t-elle.  

La réponse de Dominique de Villepin est… surprenante :

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C'est un peu facile vous ne croyez pas ? Vous n'allez pas vous en tirer comme ça ! Il va falloir me poser la même question mais à la deuxième personne du singulier. Exit le 'vous', on bascule au 'tu'. Tu vas voir, ça change tout. Qu'est-ce que tu veux savoir ? Si je bande derrière un pupitre ? Je t'écoute, pose-moi ta question…

 

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On ignore si la question a été posée en ces termes et si, le cas échéant, la réponse fut affirmative. 

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