Migrants et sans abris : Médecins du Monde dézingue Emmanuel Macron au sujet des Droits de l'Homme

Publié à 20h09, le 10 décembre 2017 , Modifié à 10h50, le 26 décembre 2017

Migrants et sans abris : Médecins du Monde dézingue Emmanuel Macron au sujet des Droits de l'Homme
Emmanuel Macron. © PHILIPPE WOJAZER / POOL / AFP

En ce 10 décembre, Journée internationale des Droits de l'Homme, le président de la République française, patrie de la Déclaration des Droits de l'Homme, ne pouvait rester silencieux.

Ainsi, ce dimanche, peu après midi, Emmanuel Macron fait toute une série de tweets pour évoquer les Droits de l'Homme. Il écrit notamment :

Journée internationale des #droitsdelhomme : les droits universels, l’égalité entre les femmes et les hommes et les libertés fondamentales sont au cœur de mon action. C’est notre combat, chaque jour.

Quelques heures plus tard, le compte Twitter officiel de l'ONG Médecins du Monde répond au chef de l'Etat, d'une façon trèèès vigoureuse :

Au-delà des postures @EmmanuelMacron, vous organisez le tri entre les sans-abri, vous harcelez les migrants à Calais et ailleurs, vous poursuivez les citoyens solidaires. Vous vous apprêtez à ouvrir des brèches dans le Droit d'asile. Difficile de célébrer ce jour.

L'ONG fait ici référence à plusieurs actualités : 1/ le fait que l'Etat fasse une "distinction" entre "les demandeurs d'asile et les autres", comme le dénonçait le Défenseur des Droits le 24 novembre ; 2/ le fait que, selon Vincent de Coninck, chargé de mission pour le Secours catholique du Pas-de-Calais, la politique d'accueil du gouvernement est dans "le déni", "le néant", à part une "pression policière", alertait-il le 24 août ; 3/ la condamnation de Cédric Hérou pour avoir aidé des réfugiés dans la vallée franco-italienne de la Roya et, plus généralement, la création d'un "délit de solidarité", ce que condamnaient en janvier dernier une centaine d'organisations syndicales et d'associations.

Plus récemment, vendredi 8 décembre, une quinzaine d’associations, dont Médecins du Monde, ont claqué la porte du ministère de l’Intérieur, après que Gérard Collomb leur a présenté son dispositif pour sortir les sans-papiers des centres d’hébergement d’urgence, comme l'écrivait Le Monde. La crise entre le monde de l'humanitaire et l'exécutif français est sérieuse.

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