Morandini sur iTÉLÉ : la ministre de la Culture refuse une "trumpisation de l'information"

Publié à 12h01, le 22 octobre 2016 , Modifié à 12h01, le 22 octobre 2016

Morandini sur iTÉLÉ : la ministre de la Culture refuse une "trumpisation de l'information"
Audrey Azoulay © AFP

La rédaction d'iTÉLÉ est en grève depuis lundi 17 octobre et au moins jusqu'au lundi 24 octobre, date à laquelle doit être organisé un nouveau vote. Les salariés entendent protester, notamment, contre l'arrivée de Jean-Marc Morandini à l'antenne, mis en examen cet été pour "corruption de mineur aggravée". La rédaction réclame également un projet éditorial ainsi que des moyens et des conditions de départ satisfaisantes pour les employés qui souhaitent faire valoir leur clause de conscience et quitter la chaîne, comme le rappelle Le Monde.

Jeudi, des représentants de la Société des journalistes d'iTÉLÉ ont été reçus au ministère de la Culture, "à notre initiative", rapporte ce samedi la ministre Audrey Azoulay, citée dans Le Parisien. Parlant du renforcement de la protection des sources des journalistes, elle ajoute :

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Elle est faite pour se prémunir de ce que je pourrais appeler une trumpisation de l'information. C'est précisément contre cela que la rédaction d'iTÉLÉ s'insurge aujourd'hui.

 

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Après la "trumpisation" de la politique contre laquelle certains s'élèvent en dénonçant les outrances et mensonges d'adversaires politiques, Audrey Azoulay invente donc la "trumpisation de l'information" qui, par extension, reprendrait les mêmes travers. Une référence évidemment au candidat du Parti républicain à l'élection présidentielle américaine, Donald Trump, dont les abus langagiers et les contre-vérité sont devenus classiques.   

Au-delà du cas spécifique de la chaîne du groupe Canal et sans jamais citer ni Jean-Marc Morandini, ni l'actionnaire majoritaire Vincent Bolloré, la ministre de la Culture s'inquiète donc d'une forme de dérive. "Sur le fond, c'est une question d'éthique et de liberté. Je pense que les médias ne sont pas des entreprises comme les autres parce qu'ils ont un impact sur la société", dit-elle.

 

 

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