Motion de censure: au-delà du plébiscite attendu, Ayrault doit encore convaincre son camp

Publié à 12h28, le 18 mars 2013 , Modifié à 12h32, le 18 mars 2013

Motion de censure: au-delà du plébiscite attendu, Ayrault doit encore convaincre son camp
Jean-Marc Ayrault à l'Assemblée nationale, le 13 mars 2013 (maxppp).

GRAND ORAL - Il s'applique. Se prépare. Mercredi 20 mars, Jean-Marc Ayrault répondra, à l'Assemblée nationale, à la motion de censure déposée par les députés UMP. Pour cela, il a reçu, assure Libération (article payant), six parlementaires socialistes mardi dernier. Afin de s'impregner des arguments des uns et des autres. Selon le quotidien, le discours de réponse en est déjà à son huitième aller-retour entre le Premier ministre et son cabinet

Côté façade, donc: une opération autorité, et l'assurance, pour Jean-Marc Ayrault, de voir son discours applaudit par les députés de la majorité.

Dans la coulisses, toutefois, Libération livre des piques distillées, sous couvert d'anonaymat.

> Sur la forme, d'abord. Beaucoup de députés n'ont pas apprécié la vidéo pédagogique du Premier ministre. Il y apparaît dans son bureau de Matignon, expliquant aux Français pourquoi l'accord sur la compétitivité est une bonne chose pour la France :

On dirait de l'ORTF avec des meubles Louis XVI. Il faut leur dire qu'on est à l'ère de Twitter, là !

> Sur le fond, ensuite. Au sein de la majorité, d'aucuns se plaignent d'entendre toujours les mêmes arguments, les mêmes mesures citées depuis des mois. Comme ce parlementaire, qui demande un discours "un cran plus haut, allant dans le sens de l'histoire" :

Ayrault n'a pas intérêt à nous ressortir le chapelet et la Sainte Trinité pacte de compétitivité-emplois d'avenir-contrats de génération. Il faut des perspectives et des décisions.

> Sur l'équipe, enfin. Souvent critiqué, Jean-Marc Ayrault manquerait d'autorité selon certains. L'un d'entre eux a d'ailleurs une solution toute trouvée pour éviter au Premier ministre de prendre les coups en permanence :

Ils sont où, les Lefebvre et Morano de la gauche ?

Des snipers, en somme, qui feraient office de paratonnerre de la majorité. Et laisseraient respirer Jean-Marc Ayrault.

Du rab sur le Lab

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