Myriam El Khomri a "le sentiment" que Nicolas Sarkozy "participe à une primaire de l’extrême droite"

Publié à 08h55, le 16 septembre 2016 , Modifié à 08h55, le 16 septembre 2016

Myriam El Khomri a "le sentiment" que Nicolas Sarkozy "participe à une primaire de l’extrême droite"
© PATRICK HERTZOG / AFP

OÙ EST L'HUMANISME ? - Le gouvernement n’a pas pu être représenté jeudi 15 septembre lors de la première Émission politique sur France 2. La chaîne publique a gentiment refusé que Bernard Cazeneuve s’incruste au dernier moment pour débattre avec Nicolas Sarkozy. Mais plusieurs ministres étaient tout de même devant leur poste de télévision, comme Laurence Rossignol ou Christian Eckert, qui a fact-checké en direct l’ancien Président sur le budget.

Ce vendredi matin sur RTL, c’est l’heure du débriefing. Myriam El Khomri raconte qu’elle n’a pas regardé l’émission dans son intégralité, mais ce qu’elle y a vu et entendu lui suffit pour affirmer que Nicolas Sarkozy ne chasse plus seulement sur les terres du Front national. Désormais, il se positionnerait carrément en candidat pour "une primaire de l’extrême droite", à en croire la ministre du Travail, qui met en cause les thèmes abordés et les "coupables désignés" :

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Sincèrement, l’agressivité, la vision de la France, les coupables désignés (les musulmans, les chômeurs, les fonctionnaires, les syndicalistes) : voilà la réalité de ce qu’il présente aujourd’hui aux Français. J’ai eu le sentiment qu’il participait à une primaire de l’extrême droite. C’est une vision de la France qui divise. Moi je suis assez choquée. Où est l’humanisme, la générosité qui font justement l’identité de notre pays, nos valeurs ? Vous savez, il y a la liberté, l’égalité et la fraternité et je crois que la fraternité, c’est ce qui permet la liberté et l’égalité.

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En revanche et sans vouloir décevoir Myriam El Khomri, il n’est pas prévu que se déroule une primaire à l’extrême droite. Le Front national est le seul des trois grands partis qui a déjà désigné sa candidate à l’élection présidentielle : Marine Le Pen.

Dès jeudi soir sur Twitter, Laurence Rossignol formulait une critique allant dans le même sens. La ministre des Familles, de l’Enfance et des Droits des femmes a accusé Nicolas Sarkozy de faire "du Le Pen" en omettant le nom d’épouse de sa collègue de l’Éducation nationale, rebaptisée "Najet [sic] Belkacem" :

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