Nicolas Dupont-Aignan observe que "beaucoup de sarkozystes le rejoignent" (et précise pourquoi)

Publié à 21h13, le 22 mars 2017 , Modifié à 10h41, le 23 mars 2017

Nicolas Dupont-Aignan observe que "beaucoup de sarkozystes le rejoignent" (et précise pourquoi)
© JEFF PACHOUD / AFP

Nicolas Dupont-Aignan a plutôt le vent en poupe. Le candidat Debout La France (DLF) à la présidentielle est crédité de 5,5 % selon l’enquête quotidienne Ifop pour Paris Match, CNews et Sud Radio, ce mercredi 22 mars. La veille, un autre institut, Elabe, attribuait 5 % des suffrages au député et maire de Yerres (Essonne) dans une enquête effectuée pour BFMTV et l’Express. Auprès du Figaro, Nicolas Dupont-Aignan s’est félicité de cette percée. "C’est évident qu’il y a un déclic mais c’était semé avant", a-t-il déclaré ce mercredi, ou encore que "les salles de ses meetings sont pleines". Il a aussi fait cette observation :

 

 

Beaucoup de sarkozystes me rejoignent car je suis plus proche de lui que François Fillon.

Pour preuve de ce renfort de militants avancé par le candidat, à défaut d'élus, Nicolas Dupont-Aignan a rappelé qu’il prône "la baisse des impôts, la récompense du travail et le contrôle des frontières". Selon le candidat DLF interrogé par le quotidien, "les gens ont compris que François Fillon ne peut pas gagner alors ils se disent ‘pourquoi pas lui’. Je vais le remplacer". Il a ajouté : "D'autant plus que mes idées sont plus proches de ce que veulent les électeurs de droite. Ils ne veulent pas la suppression des heures supplémentaires ni de la hausse de la TVA et ne veulent plus de Schengen". 

Invité de franceinfo: jeudi 23 mars, Nicolas Dupont-Aignan a encore fait un appel du pied aux électeurs sarkozystes. Il a déclaré : 

 

 

Je pense que les électeurs Les Républicains vont me choisir comme plan B dans les 30 jours qui viennent. Parce que je réponds à trois besoins : je veux contrôler les frontières nationales, je propose une forte baisse des impôts et je propose de récompenser le travail c’est à dire d’augmenter les petites retraites (…). C’est d’ailleurs ce que proposait Nicolas Sarkozy. C’est l’ironie du sort de voir tant de sarkozystes qui en vérité ne critiquent pas simplement François Fillon sur l’exemplarité mais voient bien que son programme ultralibéral, à la fois d’augmentation d’impôt et de précarisation sociale, ne correspond pas à ce qu’attendent les Français. 

Le candidat souverainiste a même annoncé un "appel" d'élus en sa faveur. "Je vois de plus en plus d'élus, notamment Républicains, qui me rejoignent. Il y aura un appel dans quelques jours", a-t-il dit. 

Nicolas Dupont-Aignan présentera jeudi le chiffrage de son programme avant de se rendre en Moselle. Il sera aussi présent au salon du Livre de Paris le lendemain avant la diffusion de l’émission On n’est pas couché samedi soir sur France 2.

 

[BONUS TRACK] Dupont-Aignan soutient Pernaut sur ses propos sur les migrants

Le Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) est intervenu auprès de TF1 pour une formule utilisée par le présentateur Jean-Pierre Pernaut pour parler des migrants dans l’un de ses JT. Des propos pouvant "encourager un comportement discriminatoire", selon une décision du CSA publiée mardi 21 mars. Pour faire la transition entre un reportage sur les sans-abris et un sujet sur les migrants, le jeudi 10 novembre 2016 dans son JT de 13h, Jean-Pierre Pernaut avait lancé: "Voilà plus de places pour les sans-abris, mais en même temps les centres pour migrants continuent à ouvrir partout en France". Plusieurs téléspectateurs avaient signalé cette formule au CSA.

Nicolas Dupont-Aignan a exprimé sur Twitter son"soutien à Jean-Pierre Pernaut pour ses propos sur les migrants. Que le CSA assure son rôle démocratique, pas de police de la pensée", a-t-il écrit sur le réseau social.

 

Le vice-président du FN Florian Philippot a lui aussi apporté son soutien à Jean-Pierre Pernaut sur Twitter. Le 11 novembre dernier, Marion Maréchal Le Pen avait déjà défendu le journaliste de TF1.

 

 

[EDIT 10h25 jeudi 23 mars] Ajout des propos de Nicolas Dupont-Aignan sur franceinfo:

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