Nicolas Sarkozy veut que les organisateurs de manifestations payent pour les casseurs

Publié à 21h51, le 22 mai 2016 , Modifié à 21h51, le 22 mai 2016

Nicolas Sarkozy veut que les organisateurs de manifestations payent pour les casseurs
Nicolas Sarkozy sur TF1

On le sait, Nicolas Sarkozy n’aime rien tant que d’incarner l’autorité et la fermeté. Suite aux violences à l’égard de policiers commises par quelques "casseurs" en marge de manifestations contre la loi El-Khomri et de nombreuses dégradations, le président des Républicains a donc décidé de faire quelques propositions.

Invité du journal de 20 heures de TF1 ce dimanche 22 mai, l’ancien président de la République propose un certain nombre de mesures pour lutter contre les casseurs. D’abord, d’interdire le rassemblement Nuit Debout à République, suivant en cela l’avis de nombreux responsables de Les Républicains. Ensuite, de "rétablir les peines plancher" pour "toute personne qui porte atteinte à l’intégrité physique d’un représentant de l’autorité publique qui porte un uniforme". "Ça suffit !" martèle l’ex-président de la République.

De façon plus inattendue, le président de Les Républicains préconise de faire supporter le coût de la casse aux organisateurs de manifestations. Son raisonnement est le suivant :

 

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Il n’y a aucune raison que les contribuables français payent les conséquences de l’activité de ces casseurs et je demande que les organisateurs déclarés de ces manifestations – il y a quand même des gens qui vont déclarer ces manifestations – eh bien, qu’ils en assument la responsabilité civile, c'est-à-dire la responsabilité financière.

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Concrètement, la CGT et FO seraient tenus responsables des dégradations causées par les casseurs. Il faut dire que la CGT notamment est très critiquée, accusée de ne pas condamner les violences avec assez d'énergie.

[BONUS TRACK] #Fan-zones or not fan-zones ?

Nicolas Sarkozy se demande s’il est  "raisonnable" d’autoriser ces zones de rassemblements de supporters pendant l’Euro 2016. Il lance :

 

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C’est 100 000 personnes sous la tour Eiffel. Est-ce que nos forces de l’ordre n’auront pas d’autres choses à faire que de garder une « fan-zone » de 100 000 personnes à Paris ? Je suis donc très hésitant sur l’opportunité de maintenir des fan-zones.

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Cette position diffère de celle de son principal rival pour la primaire de la droite, Alain Juppé. Ce dimanche 22 mai sur Europe 1, le maire de Bordeaux a estimé qu'il n'était "pas question de céder à la menace" terroriste, en interdisant ces rassemblements. "J'ai bien conscience que ces grandes concentrations peuvent faire monter le niveau de menace, mais [...] je pense que nous avons déployé un système de sécurité maximum", a détaillé l'ex-Premier ministre.

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