NKM agressée : son adversaire LREM au 2nd tour des législatives suspend sa campagne

Publié à 11h50, le 15 juin 2017 , Modifié à 19h49, le 15 juin 2017

NKM agressée : son adversaire LREM au 2nd tour des législatives suspend sa campagne
© Capture d'écran Twitter

En toute fin de campagne pour les élections législatives à Paris, Nathalie Kosciusko-Morizet a fait un malaise après avoir été agressée par un passant, jeudi 15 juin. La candidate LR-UDI sur la 2e circonscription de la capitale distribuait des tracts lorsqu'un homme d'une cinquantaine d'années les lui a pris pour les lui envoyer au visage, la traitant notamment de "bobo de merde". "C'est votre faute si on a Hidalgo aujourd'hui comme maire" à Paris, lui a-t-il aussi dit, lançant : "Retournez dans l'Essonne!", dont elle est députée actuellement. NKM, déséquilibrée, a chuté sur le sol et perdu connaissance durant plusieurs minutes, sous une forte chaleur. Son agresseur s'est enfui en courant vers la bouche de métro la plus proche.

Les pompiers sont intervenus, sur ce marché place Maubert, et elle a repris connaissance. Se tenant la tête, elle a été installée dans leur camion et conduite à l'hôpital Cochin. Le parquet de Paris a ouvert une enquête pour "violences volontaires", confiée au 3e district de police judiciaire de Paris. Aucun suspect n'a encore été interpellé. Nathalie Kosciusko-Morizet "subit actuellement des examens médicaux approfondis" à l'hôpital, indique un communiqué envoyé aux rédactions en début d'après-midi, qui ajoute que "les médecins émettront un avis médical quand ils le jugeront possible". On y apprend aussi que "la directrice de campagne de la candidate a déposé plainte".

Très rapidement après ces événements, l'ancienne ministre de Nicolas Sarkozy a reçu de nombreux soutiens de la part de responsables politiques de tous bords. Et d'abord celui de son adversaire au second tour, le candidat LREM Gilles le Gendre, qui s'est dit "navré" devant cet événement et lui a "souhaité de se rétablir très vite" :

Deux heures plus tard, il a carrément annoncé "suspendre sa campagne", alors que le second tour doit avoir lieu ce dimanche :

Et puis finalement, peu avant 19h ce jeudi, puisque "les équipes [de NKM] reprenaient leur campagne", Gilles Le Gendre a repris lui-aussi le cours normal de ses activités

Dans un premier communiqué, l'équipe de campagne de NKM avait déjà dénoncé une "agression". Le Premier ministre d'Emmanuel Macron, Édouard Philippe (issu des rangs de LR), lui a aussi envoyé ses "vœux de rétablissement", "condamnant cet acte d'une violence insupportable". Selon son entourage cité par l'AFP, le chef du gouvernement lui a même rendu visite à l'hôpital :

Le porte-parole du gouvernement Christophe Castaner a de son côté "condamné la violence bête et méchante" de cet acte, tandis que la secrétaire d'État chargée de l'égalité femmes-hommes Marlène Schiappa a dénoncé une "agression inacceptable" :

La candidate a par ailleurs reçu des marques de soutien publiques de la part de son adversaire PS historique à Paris, Anne Hidalgo, mais aussi de l'ancien porte-parole du gouvernement Stéphane Le Foll ou de l'ex-Premier ministre Manuel Valls, tous dénonçant avec force une "agression" qualifiée "d'intolérable" en démocratie :

Du côté de Les Républicains aussi, les messages ont afflué, que ce soit de la part d'Alain Juppé, de Jean-Pierre Raffarin, de Laurent Wauquiez (qui entretient pourtant des relations plus que houleuses avec NKM) ou d'Éric Ciotti :

François Fillon, qui était déjà sorti de son silence post-présidentielle pour soutenir NKM en difficulté avant le premier tour, l'a de nouveau assurée de son "soutien et affection", lui souhaitent le "succès" au second tour :

Le député ex-LR devenu ministre de l'Économie, Bruno Le Maire, a lui aussi réagi, se disant "très choqué" par cette agression, tout comme Gérald Darmanin (maire LR de Tourcoing et ministre de l'Action et des Comptes publics) :

Du côté de la France insoumise, Raquel Garrido a fustigé la "lâcheté" de l'agresseur qui est parti en courant après avoir pris à parti NKM, et souhaité que celui-ci soit "vite retrouvé et puni". "À bas la violence en politique", a pour sa part écrit Jean-Luc Mélenchon :

Le numéro 2 du FN Florian Philippot a lui aussi dénoncé cette agression :

Marine Le Pen a également régi :

 

[EDIT 19h10] ajout tweet reprise de la campagne de Gilles Le Gendre

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