Opposée au macroniste Bournazel, la macroniste El Khomri veut "muscler la jambe gauche" de la future majorité présidentielle

Publié à 07h02, le 14 juin 2017 , Modifié à 07h03, le 14 juin 2017

Opposée au macroniste Bournazel, la macroniste El Khomri veut "muscler la jambe gauche" de la future majorité présidentielle
Myriam El Khomri, qui veut "muscler la jambe gauche" de la majorité d'Emmanuel Macron. © AFP

Dans cette 18e circonscription de Paris, la situation est des plus improbables. Le macroniste investi par LR Pierre-Yves Bournazel défie au second tour des législatives, dimanche 18 juin, la macroniste investie par le PS Myriam El Khomri. Vous avez bien lu. L’un est publiquement soutenu par Edouard Philippe, le Premier ministre issu de la droite, et l’autre se dit soutenue par Emmanuel Macron, le chef de l’Etat. Mais tous deux mettent fortement en avant leur appartenance à "la majorité présidentielle". Vous suivez ?

Maintenant que la campagne du second tour bat son plein, étonnamment, le clivage droite-gauche fait sa réapparition entre ces deux finalistes macronistes. Un clivage surtout réactivé par Myriam El Khomri. Au Figaro de ce mercredi 14 juin, l’ancienne ministre du Travail de François Hollande insiste sur ces divergences avec son adversaire, ex-porte-parole d’Alain Juppé :

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Une partie des électeurs a été trompée au premier tour mais Pierre-Yves Bournazel est bien un candidat de droite qui avance masqué et qui ne s’assume pas.

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Et pour rassurer son électorat originel dans une circo qui penchait jusqu’ici historiquement plutôt à gauche, Myriam El Khomri veut persuader ses électeurs que si elle est élue députée, elle sera une caution de gauche au sein de la majorité LREM :

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Emmanuel Macron recherche dans sa future majorité de la diversité, des personnalités constructives. Je musclerai la jambe gauche de la future majorité présidentielle sans renier mon identité sociale-démocrate.

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Le ton entre les deux candidats macroncompatibles a résolument changé depuis les résultats du premier tour. Car avant le 11 juin, l’un et l’autre avaient envisagé de se retirer au profit de l’autre en cas de qualification de la France insoumise pour le second tour. Mais cette perspective éloignée, Myriam El Khomri avait été la première à lancer les hostilités contre Pierre-Yves Bournazel.

Mais, que ce soit la jambe droite ou la jambe gauche qui sera musclée, dans cette circonscription parisienne où le parti d’Emmanuel Macron n’avait officiellement investi personne, le chef de l’Etat jouera gagnant-gagnant dimanche prochain.

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