Où l'on apprend que François Hollande ne veut pas refuser de selfies à d'anciens délinquants

Publié à 17h36, le 06 mai 2015 , Modifié à 18h27, le 06 mai 2015

Où l'on apprend que François Hollande ne veut pas refuser de selfies à d'anciens délinquants
François Hollande en plein selfie / Montage le Lab via AFP

SELFIE - On le sait, depuis quelque temps, François Hollande a adapté sa stratégie de communication sur les internets. Désormais, il scrute les grandes tendances du net pour se tenir au courant. Il se laisse même aller à des ateliers selfies. Mais, il lui arrive encore de contredire ses conseillers en communication, notamment sur la question des photos avec les Français. 

C'est ce que l'on apprend à la lecture de L'énigmatique Monsieur Hollande, livre de photos et de textes par Vanessa Schneider, grand reporter au Monde, et Jean-Claude Coutausse, photographe, publié le 6 mai 2015. Pour les trois ans de François Hollande à l'Élysée en somme.

Dans un des chapitres du livre, "Communiquer", la journaliste décrit une réunion entre François Hollande et son équipe de communication, composée d'Isabelle Sima, cheffe de cabinet et Gaspard Gantzer, patron de la com'. Le président s'apprête à rendre visite à une association qui emploie "d'anciens délinquants". 

Isabelle Sima tente alors de prévenir François Hollande: "Il faudrait éviter la multiplication des selfies". La journaliste explique alors que François Hollande ne semble pas comprendre pourquoi ce genre de clichés pourrait poser problème. Suit cet échange entre le président et ses conseillers :

- Isabelle Sima : Certains ont un passé judiciaire... Après ce genre d'images traîne sur les réseaux sociaux.



- Gaspard Gantzer : Il faut l'avoir en tête.



- Isabelle Sima : Rappelle-toi la photo de Sarko avec Coulibaly [le tueur de l'Hyper cacher, ndlr]



- François Hollande : Si on décide d'y aller, on ne le fait pas à moitié. J'ai déjà fréquenté des gens qui avaient un casier judiciaire, même en politique.  

Une petite blague au passage, comme souvent. Si François Hollande est donc disposé à poser avec des gens possédant un casier judiciaire, il se plie également aux obligations diplomatiques. Et parfois la diffusion des photos rend furieux l'Elysée, comme le cliché avec le président du Kazakhstan. Pour le plaisir, on vous la remet ici :



 

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